• La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    La nuit d’horreur à Paris

    " D’abord, mes pensées vont vers celles et ceux qui sont partis et toute ma compassion aux familles endeuillées, pour toutes celles, innombrables qui pleurent et celles qui vont vivre dans la crainte !

    Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard.

    J'ai très mal à ma France ! "

    Michel Dandelot

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

     

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    Les spectateurs du Stade de France ont investi la pelouse après le match France-Allemagne à Saint-Denis, où explosions kamikazes ont eu lieu

     

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

      La mairie de Paris a demandé aux Parisiens de rester chez eux

     

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    Les forces de l'ordre se sont déployées près de la place de la République  

     

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    Les Parisiens attablés aux terrasses des cafés du secteur de République ont été la cible
    de plusieurs tireurs AFP

     

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     Retour sur ces attentats terroristes qui ont marqué la France

    Les fusillades simultanées de vendredi 13 novembre 2015 à Paris sont les plus meurtrières qu'a connues la France ces dernières décennies. Le bilan des victimes dépasse de loin celui de l'attentat de Charlie Hebdo, en janvier, et de différentes tueries qui ont secoué la France depuis plus de 50 ans.

    Survol de décennies d'actes terroristes meurtriers

     en sol français


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    JUIN 1961, une bombe dans un train 

    La France est alors en pleine guerre d'Algérie. Le 18 juin 1961, l'Organisation de l'armée secrète, qui défendait la présence française en Algérie, fait dérailler un train qui reliait Strasbourg, dans l'est de la France, à la capitale, Paris. La bombe explose près de Vitry-le-François. Bilan : 28 morts.

    Il y a 54 ans, un attentat sur la ligne Strasbourg-Paris faisait 28 morts

    L'attentat chez Charlie Hebdo a fait 12 morts. Il a été décrit comme le plus meurtrier que la France ait connu depuis plus de 50 ans, depuis l’attaque d’un train en 1961 qui assurait la liaison Strasbourg-Paris.

    Le 18 juin 1961, près de Vitry-le-François, une bombe explose au passage du train Strasbourg-Paris, qui déraille, faisant 28 morts et 170 blessés.
    L'attentat sera attribué à l'OAS, l'Organisation de l'Armée Secrète.
     


    L'attentat de 1961

     Ce fut, jusqu'au 13 novembre 2015, l'attentat le plus meurtrier à survenir en France.

     

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    MAI 1978, aéroport d'Orly 

    Le 20 mai, 8 personnes meurent dans une fusillade qui survient à l'aéroport parisien d'Orly. Des militants palestiniens ouvrent le feu sur des passagers qui embarquent pour Tel-Aviv. Trois des assaillants sont du nombre des victimes.


     

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    OCTOBRE 1980, Paris

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    Explosion rue Copernic, à Paris, le 3 octobre 1980. Photo : AP Photo/Remy de la Mauviniere.

    3 octobre, rue Copernic, à Paris. À l'heure de la prière, une bombe cachée dans la sacoche d'une moto explose devant une synagogue et fait 4 morts en plus d'une vingtaine de blessés. Le principal suspect est le Canado-Libanais Hassan Diab, qui a été extradé du Canada vers la France il y a un an.


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    MARS 1982, un autre train 

    Cette fois, c'est le train Toulouse-Paris, appelé le Capitole, qui est visé. Le 29 mars, le maire de Paris de l'époque, Jacques Chirac, devait s'y trouver, mais il n'y était pas. La bombe explose près de Limoges. Bilan : 5 morts et 77 blessés. Le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, a été reconnu coupable pour cet attentat.

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    Ilich Ramirez Sanchez, mieux connu sous son nom de terroriste « Carlos le chacal », dans un dessin de la cour.  Photo :  AFP/BENOIT PEYRUCQ 


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    AOÛT 1982, rue des Rosiers 

    Le 9 août 1982, des grenades sont lancées dans le restaurant Goldenberg, en plein quartier juif de Paris. Le commando ouvre aussi le feu sur les clients et les employés, faisant 6 morts et 22 blessés. Cette attaque n'a toujours pas été élucidée.

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     JUILLET 1983 : encore Orly 

    L'aéroport parisien d'Orly est une fois de plus la cible de terroristes le 15 juillet. Une bombe explose près des comptoirs d'enregistrement de la compagnie Turkish Airlines. La déflagration fait 8 morts et 54 blessés. Trois Arméniens seront condamnés deux ans plus tard.

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    DÉCEMBRE 1983 : deux attaques 

    Dernier jour de l'année. Une explosion à bord du train Marseille-Paris, à la hauteur de Tain-l'Hermitage, tue 3 personnes et fait 3 blessés. Quelques minutes plus tard, deux personnes perdent la vie lorsqu'une autre bombe, celle-là placée près des consignes automatiques de la gare Saint-Charles, à Marseille, explose. Une trentaine de personnes sont blessées. Ces deux attaques sont revendiquées par l'Organisation de lutte armée arabe.


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    SEPTEMBRE 1986, le magasin Tati 

    Le 17 septembre, rue de Rennes, un engin explosif éclate dans une poubelle près de la vitrine du magasin Tati un peu après 17 h. La déflagration fait 7 morts et 55 blessés. Le réseau pro-iranien de Fouad Ali Saleh a commis cet attentat. Ce dernier a été arrêté l'année suivante et il est depuis emprisonné. Son groupe terroriste serait l'auteur d'une vague d'une dizaine d'attentats à Paris entre décembre 1985 et septembre 1986.

     

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    1995 et 1996, le métro de Paris 

    Le métro de la capitale est la cible d'une vague d'explosions. Le 25 juillet 1995, une bombe explose à la station Saint-Michel. Bilan : 8 morts et 119 blessés. Cet attentat est attribué à des extrémistes islamistes algériens. Ils seraient aussi les auteurs d'une autre attaque, le 3 décembre 1996, à la station Port-Royal, qui a fait 4 morts et 91 blessés.


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    MARS 2012, dans un collège de Toulouse

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    Des membres de l'unité spéciale RAID qui a donné l'assaut contre Mohamed Merah le 22 mars 2012

     Photo :  AFP/PASCAL PAVANI

    Le 19 mars, Mohamed Merah tue trois enfants et un enseignant dans un collège juif de Toulouse. Quelques jours auparavant, il avait tiré en pleine rue sur trois militaires, à Toulouse et à Montaubané. L'homme de 23 ans est tué par la police après un long siège de son appartement.


    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    JANVIER 2015, Paris

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    Plusieurs affiches et des fleurs ont été déposées sur la statue de la place de la République à Paris, en hommage aux victimes de l'attentat au journal Charlie Hebdo. Photo : Reuters / Youssef Boudlal

    Le 7 janvier, un attentat terroriste contre le journal satirique Charlie Hebdo fait 12 morts. Les présumés auteurs de la tuerie, les frères Chrérif et Saïd Kouachi, ont été tués par la police après deux jours de cavale.

    Au même moment, porte de Vincennes, Amedy Coulibaly, auteur présumé d'une fusillade à Montrouge durant laquelle une policière a perdu la vie, était abattu dans l'assaut policier contre un supermarché où il retenait plusieurs personnes. Quatre otages sont morts durant l'opération.

    Selon la police, l'homme était lié aux frères Kouachi. Incluant les auteurs présumés, ces fusillades ont fait 20 morts.

    Source : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2015/11/13/012-attentats-terroristes-france.shtml

    La nuit d’horreurs à Paris "Mais le terrorisme est une bête immonde sans visage qui frappe au hasard".

    Ma conclusion sera le point de vue de Jacques CROS

    L’horreur à Paris

    Publié le 14/11/2015 à 11:00 par cessenon
    L’horreur à Paris

     

    Ce qui s’est passé vendredi soir à Paris est d’une ampleur inouïe. Si ce n’est pas au niveau atteint par les attentats du 11 septembre 2001 c’est d’une autre dimension que l’assassinat, déjà terrible, perpétré il y a dix mois à Charlie Hebdo. Fermer les frontières et monter au maximum le plan de sécurité se révèle sans effet !

    Nous sommes dans une logique de guerre et l’engrenage des événements est lourd de menaces pour la paix. Le terrorisme apporte sa contribution à la montée de la tension. Il se nourrit de la situation invivable que nous connaissons.

    Les fauteurs de guerre, où qu’ils soient, doivent se réjouir du drame qui vient de se dérouler à Paris. Il n’y aura plus de réticence à engager la force armée partout dans le monde. Merci les terroristes, vos actes atroces et déments aident ceux qui, dans le contexte présent, n’ont d’autre issue que le recours à la violence exacerbée pour résoudre leur crise. S’il fallait un prétexte vous le leur fournissez.

    Oui le monde est en danger d’une nouvelle guerre. Elle sera désastreuse n’en doutons pas. Un conflit entre qui et qui ? On ne le sait pas trop encore. Pas entre les puissances impérialistes et le camp socialiste en tout cas, celui-ci a quasiment disparu. Mais on se trouvera bien un adversaire. Au besoin on le fabriquera ! Les Talibans ?  Les Djihadistes ? DAESH ? Al Qaïda ? Oui pourquoi pas ? Ils jouent pleinement le jeu et correspondent au profil souhaité. On a pu aussi compléter le dispositif en planifiant les vagues migratoires,

    Voilà, en résumé, mon opinion sur les événements gravissimes que nous vivons et ajouter, même si ce n’est qu’accessoire vu l’ampleur de la période de folie que nous traversons, que tout cela doit servir ceux qui sont en mal de popularité !

    Jacques CROS

    SOURCE : http://cessenon.centerblog.net/

     

     

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    Avant le service militaire j'étais employé aux mines (HBNPC) houillères bassin Nord Pas-de-Calais comme galibot fosse Bonnel Arrive le temps du service militaire j'avais à choisir soit 4 mois de SN et un engagement de 5 ans aux mines. J'ai fait le choix de faire 28 mois à l'époque et de ne pas retourner aux mines.
    Avril 1960, arrivé à Laon au Centre d'instruction du Train, 6 mois de classe pour être Radio.
    Octobre 1960, les classes finies mutation au Groupe de Transport caserne Schram à Arras,  comme barman, jusque mars 1961.

     

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    Laon, centre d'instruction du Train (CIT 152)

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    Algérie (secteur de la 13e DI)

    Avril 1961 affectation AFN - Le train de Beauvais jusqu’à Marseille avec escorte de CRS jusqu'au quai de La Joliette et embarquement pour Oran.

    7- Oran (algérie) Fev-1961

    Oran (février 1961

    Oran transit par le DIM et le lendemain le train pour Perrégaux avec un total dépaysement sur "La rafale" et direction Aïn-Sefra le trajet sans armes ni escorte (à la merci d'éventuelles attaques sans pouvoir se défendre).

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    Jean-Pierre Dorchain (mai 1961

    Arrivée à AÏN-SEFRA  cantonnement derrière la gare à la CCR 263 dans des guitounes  à côté d'un groupe de transport comme barman. Nous étions carrément dans le sable avec des semblants de toilettes dans les dunes. (Je suis arrivé juste au moment du putsch d'Alger, consignés, sans armes à attendre les décisions des chefs indécis).

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    Jean-Pierre Dorchain, en haut, dans le train "La Rafale)

    et en bas au fort de Lagnicourt

    Je ne faisais rien de spécial si ce n'est que d'aller ravitailler le bar aux beaux bâtiments de la Légion étrangère à Ain-Séfra et 1 fois par mois à Sidi-Bel Abbès en GMC.
    Entre temps j'y ais passé mes permis de conduire tourisme et PL .

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    Aïn-Sefra (Les bâtiments de la Légion étrangère) 

    Mon souvenir d'AÏN-SEFRA, pays désertique et très chaud. La Bao et la Pils avaient du succès. De temps en temps on allait à Tiout très jolie palmeraie.

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    La palmeraie de Tiout, à quelques kilomètres d'Aïn-Sefra

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    Palmeraie de Tiout (Sud Oranais)

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    Palmeraie de Tiout

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    Juillet 1961 : mutation à Saïda (très belle petite ville) dans une CCR 263 en centre ville (ancienne boulangerie réquisitionnée avec garage), nous y étions un petit groupe d'une dizaine affecté aux escortes de gradés et deux fois de ministre (Buron et Mesmer) j'y étais comme radio (sur jeep avec CCR) pour les escortes et barman entre les sorties et chauffeur du commandant !

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    Saïda (Base de la CCR - février 1962)

    Séjour très agréable d'autant qu'on profitait aussi d'une jolie piscine en ville (piscine Vidal). En escorte on n'a pas mal sillonné le secteur (Méchéria – Le Kreider - Sidi-Bel-Abbès – Mascara – Tlemcen - Tiaret et Oran avec sa très belle corniche et Santa-Cruz.

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    Saïda (la mairie - mars1961

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    Saïda (Défilé du 14 juillet 1961 - Jean-Pierre en conducteur)

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    Saïda (la piscine Vidal - 1961)

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    Nazereg-Flinois (escorte du ministre Messmer - août 1961)

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    Nazereg (arrivée du ministre Buron)

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    Balloul (contrôle barrage routier)

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    Balloul (escorte convoi sensible - mars 1962)

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    Route du Sud Oranais (Saïda - Le Kreider - octobre 1961)

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    Saïda - Le Kreider (les dromadaires- octobre 1961)

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    Permission à Sidi-Bel-Abbès (septembre 1961)

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    Oran, route de la corniche 'Jean-Pierre en contrôle routier - février 1962)

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    Mai 1962 : la quille et retour à la case départ ! en France notre beau Pays

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    Besançon et sa citadelle renommée

     
    Jean-Pierre  Dorchain

    Bisontin à la retraite

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    Cette chanson écrite et chantée par Barbara en 1962

    "Dis, quand reviendras-tu ?" s'adressait-elle aux militaires de la guerre d'Algérie ? Certains le prétendent

     

     

    Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
    Voilà combien de temps que tu es reparti,
    Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
    Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
    Au printemps, tu verras, je serai de retour,
    Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
    Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
    Et déambulerons dans les rues de Paris,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
    Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
    A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
    Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
    Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
    Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
    Ton image me hante, je te parle tout bas,
    Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
    J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
    Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
    Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
    Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
    J'irai me réchauffer à un autre soleil,
    Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
    Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus...
     

      

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  • Henri Alleg, auteur de "La Question", est mort le 17 juillet 2013 *** Remémorons-nous son histoire

    Henri Alleg, auteur de "La Question", est mort

    le 17 juillet 2013

    Remémorons-nous son histoire

    Connu sous le nom d'Henri Alleg, qu'il avait pris lors de son passage dans la clandestinité pendant la guerre d'Algérie, Harry Salem est mort le 17 juillet 2013 à Paris trois jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire. Dans son livre La Question qui reste un document majeur sur la torture, il avait témoigné sur les sévices qu'il avait subis, en 1957, entre les mains des parachutistes français.

    Il faut imaginer la scène : Alleg recroquevillé contre le mur, à moitié groggy. Le para a fait le "boulot" : gégène, étouffement par l'eau, brûlures… L'équipe des "spécialistes" lui a balancé une rafale de grossièretés : "On te niquera la gueule " ; de menaces : "On va faire parler ta femme", "Tes enfants arrivent de Paris". Il répond calmement : "Vous pouvez revenir avec votre magnéto [générateur d'électricité], je vous attends : je n'ai pas peur de vous."

    On est en juin 1957, à El Biar, un quartier d'Alger, dans un immeuble désaffecté transformé en centre de torture. La guerre d'Algérie bat son plein d'horreurs. Moins on la nomme par son nom – il faudra attendre 1999 pour cela – plus la sauvagerie se donne libre cours et déborde parfois d'un camp sur l'autre.

    DIRECTEUR D'"ALGER RÉPUBLICAIN"

    Henri Alleg, auteur de "La Question", est mort le 17 juillet 2013 *** Remémorons-nous son histoire

    L’ancien siège d’Alger Républicain aujourd’hui - Pierre Haski/Rue89

    La réplique lancée au soldat devenu bourreau n'est pas une bravade. Journaliste depuis 1950, Alleg connaît son Algérie où depuis longtemps, selon les mœurs coloniales, on torture dans les commissariats et les gendarmeries jusqu'à de petits délinquants qui ne veulent pas "avouer". A l'automne 1955, un an après le déclenchement de l'insurrection le 1er novembre 1954, il plonge dans la clandestinité quand le quotidien Alger républicain, dont il est le directeur, est interdit et le (PCA), dont il est membre, dissous.

    Le 12 juin 1957, les parachutistes l'attendent au domicile de Maurice Audin. Celui-ci, jeune assistant en mathématiques, lui aussi militant du PCA, a été arrêté. Il mourra le 21 juin, sous la torture. Le scandale de sa "disparition" aura vraisemblablement sauvé du pire son camarade.

    Rien, hormis un mental d'acier qui apparaîtra au fil des épreuves, ne prédisposait Henri Alleg à devenir un héros, un mot qui n'était pas dans son vocabulaire. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a écrits, deux sont de nature très différente mais se complètent admirablement : La Question (Editions de Minuit, 1958), le plus connu, et Mémoire algérienne, plus récent (Stock 2005). Le premier est un récit circonstancié écrit à la prison Barberousse d'Alger, où il a été transféré après son "séjour" à El Biar en juin 1957.

    INTERDIT, AUSSITÔT RÉÉDITÉ 

    Léo Matarasso, son avocat, lui a suggéré de raconter ce qu'il a vécu aux mains des parachutistes : "Fais ce que les autres, le plus souvent analphabètes, ne peuvent faire." Les petits bouts de papiers sortent au compte-gouttes, Gilberte l'épouse, à Paris, les tape à la machine. Jérôme Lindon, qui dirige les Editions de Minuit, publie l'ouvrage en février 1958. La Question fait l'effet d'une bombe : soixante mille exemplaires vendus en quelques semaines. Le non-dit qui, en dépit des premières révélations, continuait de régner sur la torture, vole en éclats.

    La sortie a été précédée d'une plainte au procureur de la République dont l'Humanité publiera le texte – aussitôt censuré. La presse, Libération de l'époque, Le Monde, L'Express, France-Observateur, Témoignage chrétien, s'émeuvent également. L'ouvrage interdit dès le mois de mars, quatre grands écrivains s'adressent, en vain, au président René Coty : Malraux, Martin du Gard, Mauriac, Sartre. Il est réédité, en Suisse, avec une postface de Sartre.

    CROISEMENT DES CULTURES 

    Né le 20 juillet 1921 à Londres, de parents juifs russo-polonais, Alleg est un melting-pot à lui tout seul : britannique par sa naissance, il sera français par choix quand sa famille s'installe au nord de Paris, puis algérien par adoption après l'indépendance de 1962. L'envie de bourlinguer le saisit en 1939 au moment où débute la seconde guerre mondiale. Il songe à l'Amérique mais débarque à Alger. Coup de foudre. Il ne quittera plus ce pays.

    Son peuple, s'il en faut un, sera le peuple algérien, celui du cireur de chaussures qui l'appelait "rougi" pour ses taches de rousseur. Le moindre geste de fraternité humaine fait fondre ce petit bonhomme aux yeux rieurs, qui raconte des histoires à n'en plus finir : juives ? arabes ? anglaises ? parisiennes ? Ce croisement des origines et des cultures, hors de toute domination de classe et de "race", c'est très exactement l'idée qu'il se fait de l'Algérie et au nom de laquelle il honnit le colonialisme.

    DANS LE CAMBOUIS DE L'HISTOIRE 

    Alger républicain en est le porte-drapeau, ne serait-ce que par deux signatures qui jalonnent son histoire : Albert Camus, le pied-noir, qui veut des Français égaux des deux côtés de la Méditerranée mais ratera la marche suivante, celle de la décolonisation ; Kateb Yacine, le Berbère, qui cultive une Algérie indépendante, multiethnique, multiculturelle, politiquement pluraliste. Cet idéal, Alleg n'hésite pas à le défendre contre l'hégémonisme du FLN quand celui-ci accapare le pouvoir, avec Ben Bella, en juillet 1962. Une nouvelle interdiction d'Alger républicain en 1965, sous Boumediene, provoque son départ pour la France.
    Il signera, en 2000, l'Appel des douze "pour la reconnaissance par l'Etat français de la torture", aux côtés de Germaine Tillion, d'une idéologie pourtant sensiblement différente, parce que le texte indique bien que "la torture est fille de la colonisation". Jusqu'au bout, il avait poursuivi sa recherche éperdue d'un
    monde d'hommes libres, égaux, et associés.

    Refusant de "céder du terrain à l'adversaire" Endurci par son combat, Henri Alleg avait mis les mains dans le cambouis de l'histoire. D'autres se flatteront d'avoir les mains pures. Mais, pour reprendre une formule de Péguy, on peut se demander s'ils ont jamais eu des mains…

    SOURCE : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/07/18/henri-alleg-auteur-de-la-question-est-mort_3449495_3382.html 

     

    Quand Henri Alleg racontait la torture

    pendant la guerre d'Algérie

     

    Henri Salem arrive à Alger en 1939, à 18 ans. Il va faire de ce pays sa patrie d'adoption, n'en repartant qu'en 1965 après le coup d'Etat de Houari Boumediene. Militant communiste et anticolonialiste, il devient journaliste et milite. Dès 1951, il prend la direction d'Alger républicain, un journal qui a publié notamment Camus. En 1955, son journal est interdit. Il troque dans la clandestinité son nom de Salem pour celui d'Alleg et participe à des réseaux d'aide du FLN.

    Le 7 janvier 1957, le général Massu se voit confier les pleins pouvoirs à Alger. Le 12 juin, en pleine "bataille d'Alger", les hommes de la 10e division parachutiste procèdent à l'arrestation d'Henri Alleg, alors qu'il se rend chez son ami, Maurice Audin, professeur à l'université d'Alger.

    Dès son arrestation, Henri Alleg sait qu'il sera torturé. Il le sera à El-Biar, une sorte de "centre de triage". Il est le dernier à avoir croisé Maurice Audin vivant, dans ce lieu. Le corps du jeune mathématicien ne sera jamais retrouvé.

    Transféré à la prison de Barberousse, Henri Alleg va commencer à écrire son récit, sur l'idée de son ami et avocat Léo Matarasso. La Question sera publié par Jerôme Lindon aux Editions de minuit, en 1958.En 2005, il publie Mémoire algérienne. Souvenirs de luttes et d'espérances, aux éditions Stock.

     

     


    SOURCE : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/03/17/henri-alleg-raconte-la-torture-pendant-la-guerre-d-algerie_1671057_3212.html 

     

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  • Dans la série "Faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber" Une dinguerie sans limite du maire de Béziers

    Dans la série "Faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber" Une dinguerie sans limite du maire de Béziers

     

    Dans la série "Faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber"

     

    Dernière folie en date : Ménard déclenche

    la guerre du kebab !

     

    Puisque Robert Ménard dans son désir "d'épuration alimentaire" entend limiter le nombre de kebabs, proposons-lui d'éliminer tout ce qui "vient d'ailleurs"... café, couscous, tomates et mimosas !

     

    Depuis son élection en 2014, Robert Ménard profite largement du bulletin municipal pour vanter son action à la mairie de Béziers. (JOEL SAGET/AFP)

    Bas du formulaire

     

    L’humour est parfois la meilleure réponse aux délires extrémistes. Robert Ménard, le maire d'extrême droite de Béziers, s’est mis en tête d’empêcher l’installation en centre ville de ces kébabs qui lui donnent des indigestions culturelles car, a-t-il précisé : "Nous sommes dans un pays de tradition judéo-chrétienne".

    Il faudrait donc bouter hors de la cité biterroise tous les aliments, sans parler des éléments, d’origine étrangère, susceptibles de corrompre notre identité sacrée. Cela a provoqué des réactions moqueuses envers un maire qui n’est plus à une casserole près. Nous retiendrons tout particulièrement une initiative savoureuse d'un anti-Ménard : l'organisation d'un festival international du kebab qui se tiendrait à Béziers le 6 mai prochain. Cette "kébab party" pourrait peut-être participer de la relance économique d’une ville en souffrance.

    Plus sérieusement, cette volonté d’exclusion est assez vertigineuse. Ni plus ni moins que la volonté de Marine Le Pen d’éradiquer l’immigration bactérienne, comme elle le prétend dans son programme pour la région Nord Picardie Pas-de-Calais. Au passage la présidente du Front National ne précise pas si elle veut abattre aussi les oiseaux migrateurs, qui ont le culot de voyager sans visas, et qui se posent dans des hubs non déclarés ! Il est des logiques qu’il faut ainsi pousser à leur extrême, pour comprendre à quel point elles sont folles. Il en va évidemment de même de cette volonté d’épuration alimentaire qui ne saurait en rester à l’exclusion du seul kebab. Car une stricte alimentation "bien de chez nous", sans miasmes étrangers ni microbes migrants, devrait conduire à des mesures plus radicales. Pour le coup, Robert Ménard la joue petit bras. Il ne peut pas se contenter de roulements de mots et de biceps…

    Une dinguerie sans limite

    Pour suivre sa logique purificatrice, il doit "virer" tout ce qui vient d’ailleurs. A commencer par le café, ce noir breuvage concocté par les arabes. Et le couscous, donc, qui nous vient du Maghreb. Il lui faut exclure un certain nombre de ces légumes autrefois importés de l’étranger : les tomates, ces pommes d’amour, les haricots et les pommes de terre, les mandarines et les oranges à qui les arabes ont donné leur nom, et les melons, et les épinards, et les bananes et les aubergines, ces pommes de Sodome comme on les appelait. Et la canne à sucre ! Et le tabac !... La dinguerie sans limite, si on fait table rase de l’étranger !

    J’ai lu récemment un livre formidable, où j’ai découvert tout ce que nous devons aux influences étrangères, qu’elles soient architecturales, musicales, lexicales, artistiques, scientifiques. Nous avons certes de la branche en France, et qui vient de loin, mais souvent d’ailleurs, par exemple les cèdres, les platanes, les lilas, les cyprès, et même les mimosas, qui ont longuement voyagé avant de venir nous ensoleiller le cœur. Tout cela, je l’ai appris dans un ouvrage écrit par deux historiens, Lucien Febvre et François Crouzet, qui expliquent que la France s’est renforcée chaque fois qu’elle s’est ouverte et qu’elle s’est affaiblie quand elle s’est refermée. Cet ouvrage est un « Manuel d’histoire de la civilisation française » d’Albin Michel, intitulé "Nous sommes des sangs mêlés". Il m’avait été recommandé par Henri Guaino, la plume de Nicolas Sarkozy. Lors de son célèbre discours d’investiture du 14 janvier 2007, le candidat Nicolas Sarkozy, et futur président, avait eu ces mots si forts, soufflés par Guaino : « Je suis un petit français au sang mêlé ». Il faudra prochainement demander à Nicolas Sarkozy s'il aime le kebab !

    SOURCE : http://www.challenges.fr/politique/20151111.CHA1484/derniere-folie-en-date-menard-declenche-la-guerre-du-kebab.html 

     

    Béziers : "Maintenant, Robert Ménard doit virer... par rtl-fr

     

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