• Là où tout a commencé mais de cela personne n’en parle ! A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    Là où tout a commencé mais de cela personne n’en parle !

    A quoi ont servi les 89 militaires français morts

    en Afghanistan ?

    Obsèques du sergent français Damien Buil, mort en Afghanistan

     © MaxPPP

    Dernière Marseillaise entonnée à Kaboul par les soldats français le 31 décembre 2014 car l’opération Pamir prenait fin officiellement elle avait débutée  en 2001 pour lutter contre les talibans et Al-Quaïda. Treize années de présence en Afghanistan qui ont coûté la vie à 89 militaires français, dont le Sergent Damien Buil, tombé lors de l'embuscade d'Uzbin en 2008. Pour son père Jean-François Buil, ce retrait définitif a un goût plus qu'amer.

    "Un très grand échec de l'OTAN"

    "Mon sentiment est un sentiment de catastrophisme aigu, pour moi c'est un très grand échec de l'OTAN. 13 ans de conflit, 89 soldats français morts, 700 blessés. C'est un conflit qui n'a apporté que de la misère. Tous les jours je le revis".
    Un conflit trop long, qui n'aura servi à rien, selon Jean-François Buil. "Ces barbus, ces talibans sont toujours là-bas, ils sont partout dans le monde. C'est comme une mafia. Mon fils, ses camarades, tous ces soldats sont morts pour rien. En 2011, il y avait 140 000 soldats en Afghanistan pour venir à bout de cette rébellion, ils n'y sont pas arrivés et, aujourd'hui, on s'en va. Il ne se passe pas une journée sans qu'il y ait un attentat. C'est l'insécurité totale".

    Le 31 décembre 2014  le dernier soldat français a quitté le sol afghan et passé le relais à une force turque. La presse nationale s'est contentée de relater l'événement, mais rares sont ceux qui ont dressé le bilan de cette opération.
    C'est Jacques Chirac qui a pris la décision d'intervenir en Afghanistan en 2001, aux côtés de l'OTAN et à la demande des Américains, qui voulaient punir ceux qui selon eux soutenaient les terroristes à l'origine des attentats du 11 septembre.
    L'objectif à l'époque, était en apparence noble : chasser les talibans de Kaboul, détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda en Afghanistan et reconstituer une armée afghane. Pour y parvenir, la France a envoyé plus de 70.000 soldats en Afghanistan. Le contingent français a atteint 4.000 militaires au plus fort des opérations, en 2010. Et cette intervention a coûté la vie à 89 soldats français et fait plus de 700 blessés.
    L'un des épisodes les plus dramatiques a été l'embuscade tendue par des insurgés à une unité française le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin, district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. Onze militaires français avaient alors été tués et 20 autres blessés.

    Treize ans plus tard, peut-on dire que les objectifs de 2001 ont été remplis? Les talibans n'ont été chassés que du coeur de ville de Kaboul et les résidents étrangers ne peuvent y circuler que dans un périmètre très restreint, ultra-surveillé et malgré tout toujours à la merci d'un attentat kamikaze ou d'une roquette.
    A part ça, l’Afghanistan n’a sans doute jamais été dans une situation aussi préoccupante : les talibans sont plus puissants que jamais, contrôlant de très larges pans du territoire et organisant de véritables vagues d'attentats qui ont déjà fait plusieurs milliers de victimes innocentes.
    La démocratisation mise en avant dans un second temps pour justifier notre présence militaire a définitivement tourné à la farce : la corruption, la criminalité, le trafic de drogue, la violence règnent partout. Et le pays est dirigé par un Hamid Karzaï qui négocie ouvertement son avenir avec les talibans, dont tout le monde sait qu’ils prendront immédiatement le contrôle total du pays à la minute même où les derniers militaires occidentaux auront quitté l’Afghanistan.
    Et c'est le même Hamid Karzaï qui a décidé de baser son nouveau code pénal sur la charia, et notamment de réintroduire la peine de mort par lapidation pour les personnes mariées "coupables" d’avoir eu des relations sexuelles adultères. Une décision confirmée auprès des dirigeants américains et des responsables des Nations Unies par Rohullah Qarizada, membre de la commission sur la loi coranique, celui-ci déclarant : "Nous travaillons sur un projet de code pénal de la charia prévoyant que la lapidation sera la sanction de l’adultère s’il est confirmé par quatre témoins oculaires". Les personnes coupables du même "crime" sans être mariées s’en tireront beaucoup mieux : elles ne recueilleront, elles, qu’une centaine de coups de fouet...
    Quand on dresse le bilan d'une opération, on ne peut passer sous silence son coût financier. Selon la commission de la défense de l’Assemblée nationale, la présence militaire française en Afghanistan a déjà coûté 3,5 milliards d’euros aux contribuables pour la période 2001-2013. Une somme qui n’inclut ni l’usure, ni la destruction des matériels aériens et blindés utilisés sur place, ni les frais médicaux, frais d’obsèques ou pensions d’invalidité, ni le coût du retrait progressif du contingent militaire français estimé entre 200 et 300 millions d’euros...
    Tout ça pour ça, serais-je tenté de dire !
    Ajoutons qu'en 2008, lorsque 11 soldats sont tombés dans une embuscade des talibans, de graves accusations avaient été portées par les familles contre l'incompétence de  l'état-major et le manque de moyens dont disposaient les soldats. C'est ainsi qu'on a découvert que ces derniers étaient sous-équipés, souvent obligés d'acheter eux-mêmes leurs équipements pour remplacer celui fourni par l'armée française, soit inadaptés, soit de très mauvaise qualité.

    Aujourd'hui, on est légitiment en droit de se demander à quoi ont servi ces 89 morts.
    SOURCE : http://www.zinfos974.com/A-quoi-ont-servi-les-89-militaires-francais-morts-en-Afghanistan_a79842.html 

     

    Là où tout a commencé mais de cela personne n’en parle !  A quoi ont servi les 89 militaires français morts  en Afghanistan ?

    Pierre Barbancey, grand reporter, samedi 14 novembre 2015 : « Je suis actuellement en Irak. Ce pays qui a été démembré, ses communautés et ses confessions jetées les unes contre les autres, par une guerre voulue par les Etats-Unis en 2003. C'est sur ce terreau que s'est développé Daech, l'organisation de l'Etat islamique.

    Des terroristes soutenus et aidés par des pays comme le Qatar, la Turquie et l'Arabie saoudite. Trois pays aux liens privilégiés avec la France qui leur vend des armes.

    Il faut pleurer les morts du 13 novembre 2015 à Paris. Mais il faut aussi avoir en tête que les populations du Moyen-Orient vivent ce cauchemar au quotidien depuis des années.

    La France officielle fait des guerres : Libye, Mali, Centrafrique, Irak... Toujours sous des prétextes humanitaires. Ce qui est un leurre. La guerre n'a jamais rien réglé, au contraire. La guerre ne peut pas toujours se regarder à la télévision. Si on accepte qu'elle ait lieu ailleurs, alors il faut s'attendre à ce qu'elle nous revienne dans la gueule un jour. C'est pour cela qu'il faut la paix. Une politique internationale de la France dédiée à la paix, pas une politique de gendarme, vendeuse d'armes et de captation des richesses d'autres pays… »

    Là où tout a commencé mais de cela personne n’en parle !  A quoi ont servi les 89 militaires français morts  en Afghanistan ?

     

    Que rajouter de plus ? Juste s'interroger sur l'opportunité des interventions de plus en plus nombreuses décidées après l’Afghanistan… Puisque maintenant le terrorisme est en France… et maintenant la France n’a plus le choix… elle doit protéger ses enfants… et pleurer les 129 victimes du 13 novembre 2015.

    « PETITION : Création d'un mémorial en l'honneur des victimes des attentats du 7 au 9 janvier et du 13 novembre 2015« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient » »
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