• Et si l’« état d’urgence » devenait permanent ?

    AFP

    Par Jean Ortiz

    Toujours un poing levé

    et une main tendue

    Jean Ortiz est un internationaliste assumé.

    Jean Ortiz le Républicain (le vrai)

     

     Et si l’« état d’urgence » devenait permanent ?

    Et si l’état « d’urgence » (en réalité d’exception) perdait son caractère urgent, sans pour autant abandonner son cadre coercitif, et devenait l’état « normal », quotidien, de la société qu’ils voudraient: soumise, surveillée, lobotomisée, manipulable à gré ?

    Cela ne relève pas d’un cauchemar orwélien mais de scénarios politiciens caressés par certains pour se refaire une santé électorale, perpétuer « l’union sacrée », dépolitiser les enjeux, reléguer les questions sociales, évacuer les antagonismes de classe, museler le mouvement social... L’interdiction des grandes manifestations citoyennes pour la conférence COP21 sur la justice climatique, l’assignation à résidence de dizaines de militants écologistes ; les « bavures » qui se multiplient, augurent fort mal de l’avenir.

    La réponse à la barbarie par la fuite en avant « sécuritaire », par l’instauration d’un climat belliqueux permanent, par la limitation néfaste des libertés, par l’exacerbation des haines, par la fermeture des frontières, peut nous entraîner précisément dans le piège tendu par ceux que l’on doit combattre et vaincre.

    Les tueurs du 13 novembre ne sont que des tueurs. Ils n’ont aucune excuse et la lutte contre ces criminels, contre les réseaux terroristes, doit être menée avec grande vigueur, avec les moyens nécessaires et adaptés. Il n’est pas obligatoire pour autant de la médiatiser à grand spectacle anxiogène, jour et nuit, afin d’ alimenter les angoisses, les peurs, la tétanisation des citoyens, et le vote de la «trouille». Il convient aussi de réfléchir aux causes de cette barbarie, de récuser tous les amalgames insupportables répandus par calcul (terroristes/musulmans, terroristes/migrants...). Il nous paraît également contreproductif, voire dangereux, de parler de « guerre »... Si le premier ministre, comme à son habitude, en rajoute, personne n’est dupe. Il lorgne et louche sur l’après 2017.

    La descente aux enfers pourrait continuer si l’on demandait aux Français de « choisir » entre la sécurité et la limitation des droits, des libertés. Ce chantage s’avèrerait liberticide et légitimerait l’inacceptable. Or il pointe déjà son nez.

    La France se serait adressée au Conseil de l’Europe pour le prévenir qu’elle pourrait être amenée à ne pas respecter la Convention européenne des Droits de l’Homme. Que nous prépare-t-on au nom de la lutte anti-terroriste? En 1956, Guy Mollet avait sollicité les pleins pouvoirs pour « faire la paix » en Algérie. Il y fit la guerre. François Hollande a répété lors de l’hommage de la nation aux victimes du 13 novembre 2015, que « nos soldats » continueraient leurs missions... c’est-à-dire continueraient à bombarder en Syrie et ailleurs. A rajouter la mort à la mort, à sombrer dans une spirale sans fin.

    Seuls et seules la démocratie, l’épanouissement des droits humains, la solution politique, négociée, des conflits, peuvent contribuer durablement à la paix, à faire reculer l’intolérance, la violence, le racisme. L’OTAN n’est pas l’ONU : crions-le ! La haine de la France, d’une certaine France, tombe aussi du ciel, dans le sillage des bombes, des sales guerres à odeur de pétrole, et de nos relations coupables avec les pétromonarchies qui soutiennent, arment et financent les terroristes, ainsi que de notre inféodation à Washington...

    L’heure est grave. Elle exige lucidité et courage. Nous ne voulons être otage d’aucun calcul politicien. D’aucun.

    http://www.humanite.fr/blogs/et-si-l-etat-durgence-devenait-permanent-591111 

     

     

    SOURCE : http://ldh-toulon.net/la-LDH-condamne-les.html

    La LDH condamne les interpellations arbitraires 

    Sur les 317 personnes interpellées à la suite des incidents à Paris dimanche soir, seules 9 ont vu leur garde à vue prolongée. Mais, à ce jour, plus de 2000 perquisitions administratives ont été menées et plus de 520 personnes placées en garde à vue, dans le cadre de l’état d’urgence.

    Sur Europe 1, mardi 1er décembre, le premier ministre Manuel Valls a laissé entendre que la prorogation de l’état d’urgence au-delà du 26 février, terme fixé par la loi adoptée dans la foulée des attentats du 13 novembre, était une possibilité envisageable. M. Valls s’est justifié en déclarant que cette « restriction des libertés » avait pour objectif de « protéger nos libertés »...

    La Ligue des droits de l’Homme a publié aujourd’hui un communiqué dans lequel elle proteste contre les « interpellations arbitraires ».

    Communiqué LDH

    Les interpellations arbitraires, ça suffit !

    La Ligue des droits de l’Homme salue le rassemblement pacifique de la société civile organisé à l’occasion de la COP21 qui a eu lieu le dimanche 29 novembre 2015.

    La fin d’après-midi, place de la République à Paris, a vu l’interpellation par les forces de l’ordre de plus de trois cents personnes, beaucoup d’entre elles ayant passé vingt-quatre heures en garde à vue. La police, qui semble avoir été incapable de s’opposer aux agissements d’une poignée de casseurs provocateurs, s’est donc retournée contre la foule. Très vite, les CRS ont chargé et lancé des bombes lacrymogènes sur des manifestants encerclés.

    Ces incidents témoignent du climat de tension entretenu par la mise en place de l’état d’urgence et de l’utilisation de cette mesure exceptionnelle pour intimider les mobilisations démocratiques.

    La LDH rappelle que le droit de manifester est une liberté fondamentale. Partout en France, les citoyennes et citoyens entendent en user pour faire vivre les libertés, la démocratie contre ceux qui l’ont agressée. Il est urgent de les entendre, urgent de lever son interdiction.

    Paris, le 1er décembre 2015

     

    UN EXEMPLE DE DERAPAGE PARMI TANT D'AUTRES

    Et si l’« état d’urgence » devenait permanent ?

    France État d’urgence : Impressionnantes images lors d’une perquisition dans un restaurant parisien

    Qui pète les plombs ? Les flics ou le gouvernement ?

    Peut-être les deux ?

    Le Pepper Grill, célèbre restaurant parisien est perquisitionné par des policiers, cassant les portes et sommant à près de 100 clients de mettre les mains sur la table et de ne plus bouger ! En attendant nos moyens d’actions pour dénoncer les abus des autorités et les atteintes aux libertés individuelles stigmatisant la communauté musulmane, nous vous demandons de PARTAGER EN MASSE !

    Pourquoi Agir et dénoncer ? :

    Tout simplement pour médiatiser des abus qui ne cessent de se répéter, causant des pertes d’emplois (liées aux assignations), et des dégâts tant sur le plan moral que financier. Ainsi pouvoir modérer ces mesures devenues complètement inutiles (la plupart ne débouchent sur rien du tout, juste à une restriction des droits des personnes perquisitionnées, sur AUCUN motif). Nos actions seront coordonnées avec le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) afin de permettre aux victimes de faire valoir leurs droits, car l’état d’urgence ne doit pas être un état de non-droit.

    Si vous souhaitez visionner la vidéo/témoignage cliquez sur le lien ci-dessous :

    http://vk.com/video258326750_171509586?hash=d21a698df9954c3a 

     

    « France, pays des droits de l'homme ?En Paca les vrais Républicains auront à choisir entre la «la peste et le choléra» »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter