• Disparus de la guerre d'Algérie : les négociations s'annoncent tendues entre Alger et Paris

    Durant la guerre d’Algérie, pas moins de 2.100 algériens ont été porté disparus. C’est ce qu’a affirmé le ministre algérien des Moudjahidine. Ces propos sont intervenus suite à l’annonce par la secrétaire d'État française des Anciens combattants d’aborder le sujet des disparus français lors de sa visite, qui s’annonce délicate, début 2019, à Alger.

    Le ministre algérien des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a déclaré le 29 septembre à Médéa, à l'Est d'Alger, que son département a recensé une liste de 2.100 martyrs «portés disparus» durant la guerre de libération nationale. Ces propos du ministre interviennent quelques temps après l'annonce de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État auprès de la ministre française des Armées chargée des anciens combattants de se rendre début 2019 en Algérie pour discuter avec les autorités du pays sur le dossier des disparus français durant la guerre d'Algérie.

    «Le recensement effectué par les service du ministère des Moudjahidine [Anciens combattants, ndlr] avec le concours des structures spécialisées qui lui sont rattachées nous a permis de dresser une liste de 2.100 martyrs dont on ne connait aucun lieu d'enterrement et que nous considérons aujourd'hui comme des personnes portées disparues faute de sépultures ou d'identification exactes de leur lieux d'enterrement», a déclaré le ministre en marge de la célébration du 58è anniversaire de la mort du martyr Ahmed Hadj Hamdi.

    Tout en affirmant que l'Algérie accorde un intérêt particulier à ce dossier des disparus, qui «bénéficie du même intérêt accordé à celui relatif à la récupération des crânes des chouhadas [martyrs, ndlr], détenus en France», M. Zitouni a indiqué que «beaucoup de chefs militaires, djounouds [soldats, ndlr] et fidaïs [résistants, ndlr] arrêtés par les différentes forces de sécurité coloniales, ou par l'armée, n'ont jamais plus donné de signe de vie une fois conduits dans les centres de détentions ou de tortures sous l'autorité de ces derniers».

    Pour rappel, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées chargée des anciens combattants, a annoncé ce mercredi 26 septembre, dans un entretien avec le Figaro, envisager de se rendre début 2019 à Alger pour travailler notamment avec les autorités algériennes sur la question des disparus durant la guerre d'Algérie: «1.500 civils et 500 militaires français qui n'ont jamais été retrouvés», «je voudrais que les choses avancent».

    Selon le journal officiel de la République française, publié le vendredi 21 septembre, le chef de l'État a élevé par décret, le 20 septembre, vingt-six combattants harkis ou représentants d'associations de harkis, ces supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'Algérie, dans l'ordre de la Légion d'honneur et l'ordre national du Mérite. Cette décision intervient une semaine après la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans la disparition et la mort de Maurice Audin, et constitue un pas supplémentaire dans la voie du règlement de la question mémorielle liée à la guerre d'Algérie.

    Source : https://fr.sputniknews.com/international/201810011038308144-algerie-france-guerre-disparus-negociations/ 

    « DÉBAT : La carte du combattant aux soldats déployés en Algérie
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    2
    Mardi 2 Octobre à 01:16

    @Germanicus

    Bravo pour ce que vous dites. Ce sont des paroles sages et sensées.

    Je dis ceci parce que la tartine que j'ai préparée à Mme Geneviève Darrieussecq a "sauté" suite à une fausse manoeuvre de ma part, mais pour résumer mon vouloir dire , je ne comprends pas du tout l'objectif de cette visite en Algérie.

    Est-ce pour parler des disparus Français ou Algériens ?                                                                                                                                                               N'est-il pas un peu tard ? Soixante ans après la fin de la guerre ? 

    Toujours est-il qu'elle sera la bienvenue mais, parler des disparus Français sans aborder les disparus Algériens c'est...peine perdue.                         Encore faudrait-il pouvoir le faire , 60 ans après la fin de la guerre.

    Néanmoins je conseille vivement à la dame , avant de se rendre en Algérie, de bien visionner le témoignages de ceux qui ont été à l'origine de milliers de morts Algériens.  Il n'est pas question d'aborder une partie des victimes sans aborder les autres. 

    Dans notre esprit, nous ne faisons aucune distinction entre une victime et une autre. Le sang des uns n'est pas plus rouge que le sang des autres.

    Ce qui me parait bizarre , notre ministre parle de 2100 disparus Algériens ce qui , me semble-t-il , est nettement inférieur à la réalité.                         Chaque famille Algérienne a été marquée au fer rouge durant la présence coloniale.                                                                                                                   Et , pour que la dame  soit sensibilisée à la tragédie imposée à la population Algérienne considérée par l'occupant telle des sous-hommes , il faudrait mettre à la disposition de Mme Geneviève Darrieussecq , les témoignages vidéos des : Massu , Bigeard , Aussaresse et les autres sur leur rôle durant la guerre. 

    Toujours est-il que Mme Geneviève Darrieussecq sera la bienvenue en Algérie et, j'espère de tout coeur, que nos responsables l'inviteront à visiter les cimetières des martyrs, les chantiers de tortures ( celui de Constantine -par exemple- où , du temps du sinistre Papon, les prisonniers creusaient leur propre tombe à la verticale  )  sans oublier - bien sûr- d'inviter la dame de faire une trempette sur les côtes Algériennes dans l'espoir de trouver ce qui reste des corps de ceux qui ont été largués par hélicoptère : pieds bétonnés, yeux bandés, mains liés. C'était du temps de Bigeard ce qui n'exclue en rien le rôle  des autres dans le massacre de l'Arabe ...puisque tel était le rôle de ces hauts gradés "civilisateurs".

    Lui faire visiter , oui et pourquoi pas , les grottes où des centaines  et des centaines d'Algériens ont été emmurés, carbonisés par les forces d'occupation.

    On ne peut en aucune manière accuser l'Algérien de quoique ce soit. Notre peuple  a sacrifié 1.5 million de ses meilleurs enfants pour vivre dans la dignité et chasser l'occupant qui le considérait inférieur à son chien.

     

    Amicalement

    Le_Canari_de_retour

    Blida le ! 02*10*2018

     

    1
    Lundi 1er Octobre à 15:20
    Avant tout dépassionner le débat. Que les autorités des deux pays fassent leur travail..
    Combien d’Algeriens jetés en mer?
    La France et l’Algerie sont deux pays amis.
    Vive la Paix
    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter