• Cher M. Idriss J. Aberkane nous espérons que ce que vous prédisez se réalisera…

    La France a perdu une bataille, Daech a perdu la guerre

    Il fallait un peu de recul, mais l'image est désormais très nette : si la France a perdu une bataille le vendredi 13 novembre 2015, Daech a perdu la guerre.

    Par Idriss J. Aberkane Le Point.fr

     

    Place de la République à Paris, le 27 novembre.  © AFP/ THOMAS SAMSON

    Quelques heures à peine après les attentats, la tendance s'est dessinée quand Vladimir Poutine a déclaré à ses armées "vous devez traiter la France comme un allié", moins de deux ans après le froid jeté par le dossier des Mistral et la rupture diplomatique autour de la Crimée. L'effet Daech aura donc réussi le tour de force de rassembler la France, les États-Unis et la Russie dans une union militaire hautement improbable, validée par l'Iran lui-même qui combat l'organisation criminelle au sol depuis deux ans et qui a lancé un concours de caricatures anti-Daech. Une coalition France-Russie-USA-Iran en 2015-2016… Décidément, ce monde nous surprendra toujours.

    Daech impopulaire dans les pays musulmans

    Pour le reste, les mesures objectives sont là :

    - La majorité des assassinats terroristes dans le monde n'est pas perpétrée par de prétendus musulmans. Un rapport du FBI, repris et analysé par l'université de Princeton, avait déjà confirmé que neuf attaques terroristes sur dix commises aux États-Unis entre 1980 et 2005 n'avaient pas été perpétrées par des musulmans. D'après Europol, sur les 738 attaques terroristes recensées en Europe entre 2011 et 2014, seulement 8 ont revendiqué une motivation religieuse.

    - Plus de 90 % des victimes du terrorisme bestial prétendument musulman sont musulmanes. Cette proportion est corroborée par le gouvernement américain via le National Counterterrorism Center et la Global Terrorism Database de l'université du Maryland. Dès 2009, le Spiegel avait rapporté qu'Al-Qaïda tuait huit fois plus de musulmans que de non-musulmans. Si les terroristes recherchent le mythique "clash des civilisations", ils ne l'ont donc toujours pas trouvé.

    - Dans tous les pays musulmans, Daech est profondément impopulaire (est-ce étonnant ?). Une étude publiée par le Pew Research Center le 17 novembre 2015, après les attentats de Paris donc, est sans appel : de la Malaisie au Liban, en passant par le Burkina Faso et les Territoires palestiniens, l'opinion des musulmans est massivement défavorable à Daech.

    - Du coup, Daech doit faire face à un taux de désertion extrêmement élevé et son recours au Captagon ne semble rien y changer.

    - Dans le même temps, les forces armées françaises constatent un afflux de candidats au service sous toutes ses formes, des réserves à l'active, dont une abondance de Français musulmans…

    L'annihilation de Daech sera culturelle et intellectuelle

    Encore une fois, tout cela est-il étonnant ? Des soldats musulmans ont combattu aux côtés de la France depuis l'alliance franco-ottomane de 1536, la plus longue alliance de l'histoire de France ; et ce, de façon répétée, des tranchées de Verdun à la libération de la Corse, de la Provence, de Paris ou de l'Alsace-Lorraine. Cette situation n'est pas près de changer. Quant aux terroristes du 13, les révélations du Sunday Times ont parachevé leur ridicule idéologique : clubs gay, cannabis ou aventure d'un soir, décidément, l'ultra-wahhabisme n'est plus ce qu'il était… Au fond, donc, il s'agit toujours d'individus qui, n'ayant pu donner de sens à leur vie, ont cherché à donner du sens à leur mort. La cancre expression d'une religion qu'ils ne maîtrisent pas ne change rien à ce fait : à quatre, les "desperados" du 13 ont fait moins de victimes qu'Andreas Lubitz, le pilote du vol 9 525 de Germanwings. Leur point commun : donner du sens à leur mort.

    Un signe lumineux : face à la menace terroriste, l'Italie augmente son budget culturel, car c'est sur le plan intellectuel, dans la noosphère, que seront vaincus les obscurantistes. Martin Luther King l'avait rappelé : "L'obscurité ne peut pas chasser l'obscurité, seule la lumière le peut." L'annihilation de Daech sera culturelle et intellectuelle, et elle est déjà en marche. Les attentats du 13 n'empêchent pas les Français musulmans de servir leurs frères laïques et de toutes confessions, de les soigner quand ils sont médecins, de les défendre quand ils sont avocats, de les protéger quand ils sont policiers – à l'instar du héros Ahmed Merabet tombé devant la rédaction de Charlie Hebdo ou de Lassana Bathily, le héros du supermarché casher – ou encore d'éduquer les jeunes de banlieue, comme les scouts musulmans de France le font depuis 1991 à l'initiative du maître soufi Khaled Bentounès.

    Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse. Mais un arbre qui tombe n'a jamais empêché une forêt de pousser.

    SOURCE : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/idriss-j-aberkane/aberkane-la-france-a-perdu-une-bataille-daech-a-perdu-la-guerre-30-11-2015-1985918_2308.php?M_BT=577622778338#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20151130

     

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  • Le Front National au zénit 

    C’est le cas à Beaucaire

      imitant Béziers

     

    Avant-hier,  c’étaient Pétain, avec Eric Zemmour et surtout le vieux père déchu par sa propre fille mais ancien tortionnaire Le Pen et « ses chambres à gaz », hier c’étaient les putschistes d’Algérie, avec Robert Ménard. Aujourd’hui  c’est Julien Sanchez qui a finalement choisi la rue du 5 juillet 1962... l'une des dates les plus sombres de l'Histoire de la France en Algérie, (des vengeances qui se sont produites après la terre brûlée de l'OAS et ses innombrables victimes innocentes, elles aussi, remplaçant une date de paix : 19-Mars-1962... représentant la fin du colonialisme...

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

    Et demain, qui avec qui ? 

    Maintenant que le Front national est au zénith de l’espace politique, sa force gravitationnelle se fait sentir partout, même très loin... Alors quel nom de rue allait proposer le maire FN de Beaucaire qui imite Ménard à Béziers en supprimant le nom de la rue du 19 Mars 1962 :

    On c’était posé beaucoup de questions : 

     — « Rue Raoul-Salan » ? « Rue Edmond-Jouhaud » ? « Rue Maurice-Challe » ? « Rue André-Zeller » ? 

     — Ah non ! Pas le « quarteron de généraux en retraite », comme disait De Gaulle, « au savoir-faire expéditif ». Ce furent de mauvais bergers. Et des faillis.  

    — Alors, pourquoi pas « Rue Bastien-Thiry » ? Après tout, lui donna sa vie pour l’Algérie française, et ne finit pas grand-croix de la Légion d’honneur, mais dans un fossé, fusillé. 

     — Vous n’y pensez pas ! L’organisateur de l’attentat du Petit-Clamart ! Où De Gaulle, et aussi Mme De Gaulle, faillirent laisser la vie ! Tuer un président de la République, quel exemple, par les temps qui courent ! 

    — Bon. Alors, plus modestement : « Rue Roger-Degueldre » ? Lui aussi, comme M. de Saint-Marc, était du 1er REP, mais il ne s’est pas livré, il a continué le combat, et il a trouvé la mort fusillé au Fort d’Ivry. 

    — Mais voyons ! Il était de l’OAS ! Chef de ses « commandos Delta » ! Responsable du massacre d’El-Biar ! Non, non, non, un seul nom est possible, et c’est celui de Hélie de Saint-Marc. Irréprochable, ou tout comme. 

    En fait ce n'est peut-être pas grave puisque l'Etat ne dit rien... Ou parfois dit... mais n'agit jamais... Il doit prendre les Français pour des veaux comme disait le général de Gaulle !!! 

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

     
     

    Cet article du Midi-Libre est paru

     le 20 mars 2015

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

     

     Accords d'Evian :

     le 19 mars 1962

     bête noire

     du Front national 

     

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

    © Maxppp Julien Sanchez, maire de Beaucaire, a fait cette annonce à l'occasion de la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie. 

    (PS) « Regardez-le, il est maigre comme un coucou ou plutôt un corbeau » Ce maire FN là n'est pas à une contradiction près, regardez-le bien devant les porte-drapeaux de la FNACA, présidant la commémoration du 19 mars 1962... J'imagine que si (je dis bien si…) les porte-drapeaux sont de tendances anti-FN leur état d'esprit du moment n’est peut-être pas au « beau fixe », contrairement à Ménard il n'a pas mis les drapeaux en berne... mais c'est peut-être l'arbre qui cache la forêt de... l'extrêmisme. (Réflexion hors-article)  

    C’est peu dire que le Front national a un problème de mémoire avec la guerre d’Algérie. Après Robert Ménard à Béziers, c’est au tour du maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, d’annoncer qu'il va prochainement débaptiser la "rue du 19 mars 1962", date qui correspond aux accords d'Evian ayant officiellement mis fin à la guerre d'Algérie.   

    Le fait d'avoir une rue du 19 mars 1962 peut être considéré comme une insulte pour tous ceux qui sont morts après. [...] Je pense qu'il faut effacer ce choix-là, et donner un nom qui rappellera la vraie histoire et qui ne blessera personne", a expliqué l’édile au cours d'une conférence de presse ce jeudi. 

    Si l’élu frontiste n’a pas encore dévoilé le nouveau nom de la rue, il confie être tenté de la rebaptiser en hommage à "un Beaucairois, civil ou militaire, mort pendant ce conflit" algérien, pour dit-il "laver l'affront". Comprendre : elle pourrait porter le nom d'un partisan de l'Algérie française comme à Béziers. 

    Drapeaux en berne à Béziers 

    Car Julien Sanchez ne fait en fait que reproduire une initiative prise il y a quelques jours à peine par le maire de Béziers Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national. Lequel a rebaptisé sa "rue du 19 mars 1962" en "rue du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc", du nom d'un militaire partisan de l’Algérie française qui avait pris part au "putsch des généraux". 

    Pour marquer à sa façon, ce jeudi, le 53e anniversaire du cessez-le-feu, l’ancien patron de Reporters sans frontières a d'ailleurs décidé de mettre en berne les drapeaux français dans sa ville.  

    A Béziers comme à Beaucaire, "effacer la honte du 19 mars 1962" en rebaptisant des rues est donc, semble-t-il, devenu un sport local frontiste dans une région où vivent de nombreuses familles de descendants de pieds-noirs et de harkis. Reste qu'à la veille des élections départementales, la ficelle électorale est un peu grosse. 

    Guillaume Stoll  

    SOURCE :   http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150319.OBS5005/accords-d-evian-le-19-mars-bete-noire-du-front-national.html  

      Des anciens combattants tournent le dos au maire  

    Pendant le discours du maire, quatre ou cinq membres de l'association ont délibérément tourné le dos à l'élu pour marquer leur désapprobation, tandis que d'autres choisissaient de quitter le cimetière où avait lieu la cérémonie. « Je ne décolère pas. Certains semblent avoir oublié aujourd'hui à Beaucaire que c'est à la demande de la FNACA, et plus précisément de son président, André Viretto, dans les années 1970, que la commune a donné ce nom, 19-Mars-1962, à une rue de la ville. Pour honorer la mémoire de leurs camarades tombés au combat. Tous les membres de la FNACA ne partagent pas les idées du maire, plusieurs d'entre eux, dont l'ancien député communiste Bernard Deschamps, ont d'ailleurs rendu leur carte », a souligné Pierre Jallat, l'un des protestataires. 

    SOURCE : http://www.midilibre.fr/2015/03/19/apres-beziers-beaucaire-va-debaptiser-la-rue-du-19-mars-1962,1138230.php 

     

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

     

    Alors faisons un tour à Béziers...

    L’extrême droite nouvelle est arrivée et invente

    une nouvelle religion

    Le baron noir : Le Christ'nanisme 

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

    Béziers, terre de mission de saint Ménard apôtre du christ'nanisme municipal. Au moment où l'église catholique et chrétienne appelle ses fidèles à accueillir des réfugiés et des migrants partout dans le monde, le chrétien dissident et schismatique saint Ménard bascule vers l’hérésie en créant sa propre église : le christ'nanisme municipal.

    Dans cette nouvelle religion les âmes à secourir sont triées :
    Entre jeunes qui sortent le soir et vieux qui votent,
    Entre Omar et Robert,
    Entre natifs de la ville et étrangers,
    Entre ceux qui sont favorables ou opposés à l'action municipale,
    Entre ceux qui serrent la main du maire et ceux qui refusent,
    Entre ceux qui manifestent et ceux qui adulent,
    Entre ceux qui étendent le linge aux fenêtres et ceux qui ont des sèches linges.

    Dans cette nouvelle religion qui s'arrête aux limites de la ville, les âmes non sélectionnées n'ont qu’à aller se réfugier dans d'autres paroisses. Dans cette nouvelle religion, les missionnaires se nomment Apôtre Avec Frontières : avant de secourir ils demandent la nationalité. Dans cette religion tout est petit, petit, petit, c'est pourquoi on l’appelle le christ'nanisme municipal.

    Source :  http://www.envieabeziers.info/billets-d-humeur/440-le-baron-noir-beziers-terre-de-mission 

    Mais le baron noir de Béziers a aussi inauguré cette plaque et se prépare à déposer une belle crèche dans sa mairie christ’nanisme.

     

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

     

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

    Alors à ces deux maires extrémistes

    surtout anti musulmans

    j'offre un beau cadeau de Noël

    à mettre  avec leur crèche dans leur mairie

    un drapeau français original

    Le Front National au zénit : C’est le cas à Beaucaire imitant Béziers...

     

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  • "La France a du talent quand elle ne fait pas la guerre"

    « Malheureusement la France est en guerre depuis 2001

    et de cela il est important de ne pas l'oublier »

     

    Hommage national : une cérémonie digne

     C'était la France des grands moments

     

     

    Par Saad Khiari

    Auteur, spécialiste de l'Algérie

     

    La cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de Paris a ému François Hollande, mais aussi de nombreux Français. Saad Khiari, auteur et spécialiste de l'Algérie fait partie de ceux-là. S'il a été touché par l'interprétation de "Quand on a que l'amour" de Jacques Brel, il l'affirme : lui n'a pas que de l'amour, il a aussi de la fraternité.

    Comme beaucoup de Français, j’ai pleuré vendredi en suivant la cérémonie de la cour des Invalides. C’était beau, digne et plein d’émotion. C’était la France des grands moments. Belle comme toujours, belle comme chaque fois qu’elle se retrouve.

    J’ai pensé : c’est fou ce que c’est beau, la France, quand elle redevient de gauche. Quand elle rassemble les siens, tous les siens.

     

    "La France a du talent quand elle ne fait pas la guerre" 

    J’ai pensé au poète algérien Malek Haddad, amoureux de Saint-Germain-des-Près, compatriote de Kateb Yacine, Kamel Daoud, Boualem Sansal et Yasmina Khadra. Comme eux, fou à lier d’amour pour la langue française, il avait écrit au plus fort de la guerre d’Algérie :

    "C’est fou ce que la France a du talent quand elle ne fait pas la guerre".

    Il pensait à la guerre coloniale bien sûr. Il aurait sûrement ajouté :

    "C’est fou ce que la France a du talent quand elle chante la liberté".

    Quand tout le monde se sent Français, quand tout le monde se sent blessé, quand tout le monde se sent meurtri.

    J'ai de l'amour et de la fraternité 

    Oui, c’est fou ce que c’est beau, la France, quand elle chante l’amour et même quand elle pleure d’amour pour ceux qu’elle a perdus, par un soir de novembre, sous le tonnerre de la mitraille et des balles aveugles.

    Et puis cette cour vide et pleine à la fois ; une tombe à ciel ouvert et le silence aux morts. Et l’ami Jacques Brel. Et la France qui n’a que l’amour à "offrir à ceux-là dont l’unique combat est de chercher le jour", "pour qu’éclatent de joie chaque heure et chaque jour".

    Mais moi, je n’ai pas que l’amour. J’ai aussi de la fraternité. À cœur ouvert et par poignées. À étouffer des poitrines et à chavirer ensemble dans une bruyante farandole, la main dans la main, au rythme des musiques du monde. Les barbares ont semé la mort. Une mort qui n’a pas fait le tri.

    Ils n’aiment pas la musique, les terrasses, la jeunesse et l’avenir. Ils n’aiment que la mort.

    J’ai peur du retour de la nuit 

    Mais je n’ai pas que de la fraternité. J’ai aussi de la joie plein ma besace. À semer le rire par échos et le bonheur par éclats, à faire peur au malheur et fuir les barbares. Je voudrais que la joie demeure, que l’amour nous étreigne et que nous protège la fraternité.

    Je ne voudrais plus qu’on se quitte. Je ne voudrais plus qu’on s’oublie. Je ne voudrais pas que les lampions s’éteignent parce qu’il y a encore des ombres qui rôdent, qui n’aiment pas qu’on s’aime, qui n’aiment pas les mosquées, qui n’aiment pas l’arc-en-ciel, qui n’ont pas les mêmes larmes, qui n’ont pas les mêmes rires et qui détestent la farandole.

    Si je n’ai pas que l’amour, j’ai aussi peur du retour de la nuit et je ne peux rester trop longtemps éveillé. Alors dites autour de vous que j’ai en moi des millions de colombes qui pour rien au monde ne redeviendraient oiseaux. 

    Saad Khiari
     

     

     

     

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  • NOS TROIS COULEURS

    NOS TROIS COULEURS *** Nostalgériques : Beaucaire efface le 19 Mars 1962

    Je suis attaché à nos trois couleurs. Le Bleu et le Rouge, couleurs de la ville de Paris, du Paris révolutionnaire. Le Blanc de la monarchie, témoin de la longue histoire de la Nation française. Le Rouge, couleur du sang versé pour notre Liberté. Je suis attaché au drapeau de la Commune de 1871 et des Résistants à l’occupation nazie.

    Certes, nos trois couleurs furent éclaboussées par le sang des répressions coloniales, mais précisément je refuse qu’une nouvelle fois les ennemis du Peuple s’en emparent.

    Je veux les arracher des mains de la famille du tortionnaire Le Pen qui prétend abusivement en faire son emblème.

    Je revendique nos trois couleurs pour nous qui sommes patriotes et internationalistes et, ce vendredi, je les ai placées sur mon balcon, en signe de deuil, après les massacres du 13 novembre. J’étais bien seul dans mon quartier…

    Et pourtant, à l’heure de la mondialisation et des échanges internationaux, la Nation n’a pas épuisé ses potentialités d’émancipation humaine. Le monde est riche du croisement de ses cultures nationales et régionales. Les étouffer serait nous priver de cette richesse.

    J’aime mon drapeau que je hisse aussi en une autre occasion, chaque 8 mai, avec le drapeau algérien en souvenir de la Victoire sur le nazisme et de la terrible répression du 8 mai 1945 à Sétif, à Guelma et dans le Constantinois.

    IGNOMINIE  

    Vendredi, alors que toute la France rendait un hommage solennel aux victimes des attentats du 13 novembre, le Maire FN de Beaucaire, en catimini, comme un voleur, faisait desceller la plaque de la rue du 19 mars 1962.

    Il n’est pas le seul responsable de cette ignominie. Le préfet du Gard et le ministre de l’Intérieur n’ont en effet pas cassé la délibération du conseil municipal de Beaucaire, comme ils auraient pu le faire en vertu de leur devoir de contrôle de légalité. Ils ont préféré interdire les manifestations publiques dont celle des 26 associations, syndicats et partis politiques attachés au symbole de paix que constitue la date du 19 mars 1962. C’est tout bénéfice pour le FN.

    Bernard Deschamps

    SOURCE : http://www.bernard-deschamps.net/2015/11/au-fil-des-jours-44.html

     

    NOS TROIS COULEURS *** Nostalgériques : Beaucaire efface le 19 Mars 1962

    NOS TROIS COULEURS *** Nostalgériques : Beaucaire efface le 19 Mars 1962

    Nostalgériques

    Beaucaire efface le 19 Mars 1962


     Après Béziers, dans l’Hérault, le conseil municipal de Beaucaire, dans le Gard, conduit par une majorité Front national, a voté début novembre la décision de débaptiser la rue du 19 Mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie.

    La petite rue portera le nom de 5 Juillet 1962. Massacre d’Oran. A nos morts, occultant le jour mémorable du 19 Mars, qui sanctionna la fin à la colonisation française. Les nostalgiques de l’Algérie française, le vent en poupe électoral aidant, remettent en question sans honte ce jour historique du 19 Mars 1962, reconnu officiellement en France comme «journée du souvenir».

    La plaque a été apposée ce matin 29 novembre 2015, une date bien choisie par le maire, Julien Sanchez, puisque, en vertu de l’état d’urgence, toute manifestation de l’opposition est interdite. «Nous demandons que le préfet casse la délibération du conseil municipal (…) et nous réaffirmons que nous sommes totalement opposés à ce que disparaisse la mention du 19 Mars 1962 à Beaucaire ou ailleurs : cette date a été choisie par la représentation nationale (loi du 6 décembre 2012) comme la journée nationale à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Elle s’inscrit comme une date de paix qui doit rassembler toutes les mémoires de la guerre ayant mis fin au colonialisme en Algérie», réagit un collectif d’associations.

    Contacté par nos soins, Henri Pouillot, ancien appelé, militant antiraciste et anticolonialiste, juge que l’indigne décision du maire FN n’a «rien de très étonnant, malheureusement, c’est l’un des fondements du FN, dont l’essentiel des fondateurs ont eu une part active pour défendre l’Algérie française et ont très souvent été soit membres de l’OAS, soit très proches». Selon lui, le changement de nom a pour but de «remettre en cause la date officielle de la fin de la guerre de Libération de l’Algérie contestée par l’OAS, qui a tenté de la remettre en cause en multipliant les attentats après le 19 mars».

    Henri Pouillot s’inquiète par contre du silence de l’administration préfectorale «aussi bien à Béziers qu’à Beaucaire», qui a laissé  «faire de telles infâmies, remettant en cause les traditions, éléments de constitution des valeurs de notre République et ‘honorant’ des comploteurs ayant tenté de renverser militairement la République par le putsch d’avril 1961, ou aujourd’hui, ‘honorant’ les forfaits de l’OAS». Enfin, notre interlocuteur s’étonne que les plus hautes autorités de l’Etat français aient choisi de «maintenir la date du 5 décembre (sans aucune signification historique) aux nostalgiques de l’OAS », alors que le 19 Mars est désormais date officielle de commémoration.

    Pour sa part, Jean-François Gavoury, président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS, estime que « le maire de Beaucaire se montre à la fois élève discipliné de Robert Ménard et subordonné des milieux nostalgériques. La nouvelle dénomination choisie pour la rue du 19 mars 1962 ne me permet pas - et je le regrette - d'intervenir devant le tribunal administratif ». « C'est aux Beaucairois de le faire, et en tout premier lieu aux riverains de la rue du 5 juillet 1962 : un choix que j'estime à double tranchant, car cette date peut, certes, être regardée comme celle d'événements dramatiques survenus à Oran (surtout au regard des indications complémentaires portées sur la plaque à l'entrée de la voie) ; mais, en tant qu'adresse postale et sur les plans de ville, elle n'évoquera rien d'autre que l'accès de l'Algérie à son indépendance ».

    Walid Mebarek

    SOURCE : http://www.elwatan.com/international/beaucaire-efface-le-19-mars-1962-29-11-2015-308694_112.php

     

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  • Il est fascisme moins le quart

    Par Clumsy dans #CoupsDePoing 

    Règle ta montre, la nuit arrive. Pas la nuit noire, non. Juste une nuit brune et opaque. Mais elle pourrait être longue, très longue, et il ne faudra pas trop se faire remarquer.

    Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun. Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens. Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ?

    –Matin brun, Franck Pavloff

    À l’horreur meurtrière des terroristes succède, comme dans le sournois glissement d’un cauchemar, celle de la violence d’État. Tranquillement, sous prétexte de protéger la population, le gouvernement est en train de mener, menton haut et air martial en fond de tableau, une guerre contre une partie de sa population. Faisant morbide profit de la situation, il prend un virage autoritaire que la droite la plus sécuritaire n’avait pas osé imaginer, même dans ses rêves les plus moites.

    Il y a trois jours, la France a adressé une demande de dérogation à la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Heureusement, certaines dérogations sont impossibles : droit à la vie, interdiction de la torture, de l’esclavage… Ouf !

    Le gouvernement n’ayant pas encore précisé à quel(s) droit(s) il souhaitait déroger, je vous laisse quand même quelques exemples possibles : liberté d’expression, liberté de réunion et d’association, droit au respect de la vie privée et familiale, droit à un procès équitable, etc.

    Bref, des pacotilles qui ne valent certainement pas l’assurance de notre sécurité.

    Mets un drapeau à ta fenêtre, prends un selfie mais ferme ta gueule s’il te plait.

    Parce que si le gouvernement interdit les manifestations pendant la COP 21, c’est pour ta sécurité. S’il a ordonné par le biais des préfets plus de 1 800 perquisitions administratives, sans passer par la justice, c’est pour ta sécurité. S’il a perquisitionné le domicile de maraîchers bio sous prétexte qu’ils avaient milité contre l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, c’est pour ta sécurité. S’il a assigné à résidence des militants écologistes, c’est pour ta sécurité. Ne crois pas un instant qu’il veut faire taire certains mouvements. C’est juste pour TA sécurité, pour que TU n’aies pas peur. Là, tu es rassuré ?

    Par contre, un matin, c’est peut-être à ta porte qu’on va frapper. Et quand le verrou sautera et que 10 policiers débarqueront dans ta cuisine au petit matin, je ne suis pas sûr que tu te sentes super en sécurité.

    Pour finir ce court billet sur une note positive, je te propose un jeu. Ferme les yeux. Imagine que Marine Le Pen arrive au pouvoir. Imagine maintenant que des attentats se produisent. Imagine qu’elle décide de fermer les frontières, de déchoir des binationaux de leur nationalité. Imagine qu’elle demande à l’UE d’arrêter de recevoir des réfugiés. Imagine maintenant qu’elle profite de l’état d’urgence pour mener des perquisitions chez des opposants politiques, qu’elle interdise des manifestations qui la gênent. Et que dans le même temps, elle t’enjoigne à mettre le drapeau français à ta fenêtre et à ne pas te regrouper. Tu ne te dirais pas un peu qu’on est en train, tout doucement, de glisser vers le fascisme ?

    Tu peux rouvrir les yeux, ce n’est qu’un rêve. Heureusement, c’est la gauche au pouvoir. Heureusement. Hum…

    Source : http://babordages.fr/il-est-fascisme-moins-le-quart/ 

     

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