• Attentats de Paris - Olivier Guez : "Le syndrome algérien"

    Pour l'écrivain Olivier Guez, la France vit une névrose par rapport à l'islam dont l'explication est à chercher dans son "passif algérien".

     

    Attentats de Paris - Olivier Guez : "Le syndrome algérien"

     

    L'islam cristallise les peurs et les passions dans toute l'Europe, mais nulle part autant qu'en France. Cette névrose nationale est à mon avis liée au passif algérien de notre pays. Je suis persuadé que nous, Français « de souche » comme enfants d'immigrés, sommes toujours hantés par la colonisation et la guerre d'Algérie et vivons dans un après-1962 sans fin. Il y a un inconscient algérien en France, un syndrome algérien, unique au monde : l'aventure algérienne de la France, de 1830 à nos jours, n'a pas d'équivalent chez les autres nations européennes.

    La guerre d'Algérie fut d'une violence inouïe

    Aucune autre, pas même l'Angleterre victorienne en Inde, ne s'est investie autant dans une colonie : l'Algérie, ses trois départements et son million de colons, l'Algérie, joyau de l'Empire, incarna le rêve de la plus grande France, son prolongement au sud de la Méditerranée jusqu'aux confins du Sahara. Aucune autre puissance coloniale n'a livré un combat aussi farouche pour maintenir sa domination. La guerre d'Algérie fut d'une violence inouïe, on l'occulte aujourd'hui : huit ans de conflit, 2,3 millions d'appelés français, 25 000 soldats et 3 000 civils tués côté européen, 300 000 à 400 000 côté algérien... En Algérie comme en France, rares sont les familles à n'avoir pas été touchées par les « événements ». Enfin, aucune autre nation européenne n'a connu de tels bouleversements démographiques liés à la décolonisation. Les pieds-noirs furent immédiatement rapatriés en métropole et bientôt rejoints par des centaines de milliers d'Algériens et de Maghrébins venus travailler dans les usines d'une économie alors en pleine expansion. Un peu plus tard, leurs familles sont arrivées. Tous les acteurs étaient au complet : le psychodrame algérien pouvait se poursuivre en France. Pendant une vingtaine d'années, on l'occulta. Il fallait vivre, se reconstruire, avancer. De Gaulle et ses successeurs offrirent aux Français des bombes atomiques, des hypermarchés, des fusées Ariane et des TGV. Ils leur promirent un nouvel espace de projection après la perte douloureuse de l'Empire, une nouvelle plus grande France : l'Europe, gallo-centrée et au service des ambitions françaises, l'Europe où la vocation universelle de la France pourrait à nouveau s'exprimer.

    La chute du mur de Berlin, un tournant

    Patatras, la chute du mur de Berlin en a décidé autrement. Depuis sa réunification, l'Allemagne est redevenue l'épicentre de l'Europe. L'économie française peine à s'adapter à la mondialisation et détruit des emplois. La France est en panne, son modèle républicain suffoque et le refoulé algérien a resurgi sur fond de crise identitaire inédite et d'une progression de l'islamisme chez certains musulmans de France. Les vieux préjugés forgés au temps de l'Algérie française ont alors refait surface, de tous côtés. Le FN les exploite à merveille depuis trente ans et dicte les débats désormais. L'inconscient collectif algérien rôde. La colonisation, la guerre et leurs drames n'ont jamais été totalement digérés. Ils oblitèrent notre rapport à l'islam et les relations entre musulmans et non-musulmans.

    « Le destin de la France sera scellé d'une manière décisive en Algérie », a déclaré Michel Debré en 1956. Le futur Premier ministre du général de Gaulle songeait à autre chose, mais il ne s'est pas trompé.

    http://afrique.lepoint.fr/actualites/attentats-de-paris-olivier-guez-le-syndrome-algerien-16-11-2015-1982030_2365.php

     

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  • Un survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane témoigne suite aux attentats de Paris

    Robert Hébras fut une des victimes de la barbarie nazie, survivant du massacre de 642 habitants à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Un rescapé qui, vendredi dernier, a revécu l'horreur, marqué par les attentats parisiens.

     

    Un survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane témoigne suite aux attentats de Paris

    Robert Hébras, survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane dans les ruines du village martyr

     

    Lorsque j'ai vu le Bataclan, j'ai pensé à l'église, ses femmes et ses enfants.

    Le 10 juin 1944, les SS de la Division Das Reich enferment les femmes et les enfants du village d'Oradour-sur-Glane dans l'église avant de les y tuer de sang-froid. Seule une femme, Marguerite Roufanche, survivra au massacre en sautant par une ouverture.

    Des cadavres leur ont sauvé la vie, comme moi ici.

    Robert Hébras fut un des six rescapés du massacre des hommes regroupés dans des lieux différents, granges, cours, remises, où ils seront mitraillés avant que les SS mettent le feu aux corps dont certains étaient encore vivants.

    Ils auront cette image dans leur tête toute leur vie. Ce qu'on a vu à Paris, je pense que c'est le summum de la barbarie... plus qu'à Oradour encore.

    Le massacre d'Oradour-sur-Glane fit 642 victimes, il devint village martyr.

     

    Le témoignage de Robert Hébras, survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane

     
    Témoignage de Robert Hébras suite aux attentats de Paris

    SOURCE : http://france3-regions.francetvinfo.fr/limousin/un-survivant-du-massacre-d-oradour-sur-glane-temoigne-suite-aux-attentats-de-paris-854153.html

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  • L'état d'urgence, un état d'exception né

    de la Guerre d'Algérie

    23 avril 1961 - 13 novembre 2015

     

    L'état d'urgence, un état d'exception né de la Guerre d'Algérie

    Des militaires en patrouille sur le Vieux Port à Marseille © MaxPPP

    L'état d'urgence au départ pensé comme une alternative "libérale" à l'état de siège, reste étroitement lié à la Guerre d'Algérie.

    2005 : l'état d'urgence décrété sans le dire

    Retour le lundi 7 novembre 2005. Au Journal télévisé de TF1, le premier ministre Dominique de Villepin vient informer les Français de l’entrée en vigueur de l’état d’urgence pour faire face aux révoltes de plus en plus violentes dans les banlieues. Mais vous allez l’entendre, le Premier ministre évite soigneusement d’employer l’expression qui fâche…

    "Dans ce contexte particulièrement grave, le président de la république a décidé de convoquer demain matin le conseil des ministres, et de mettre en oeuvre les dispositions de la loi de 1955. Partout où c'est nécessaire, les préfets, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, pourront appliquer le couvre-feu pour permettre le retour au calme et le respect de la sécurité des habitants..."
    La simple allusion à "la loi de 1955" n’est évidemment pas fortuite. D’ailleurs, Jacques Chirac avait lui aussi refuser de parler "d’état d’urgence" dans son communiqué, se contentant, lui aussi de "loi de 1955".
    L’exécutif souhaitait éviter de dramatiser les enjeux et il est vrai que l’état d’urgence n’avait pas été décrété sur le sol métropolitain depuis la fin de la Guerre d’Algérie.

    1955: l'état d'urgence, alternative libérale

     à l'état de siège

    Mais ce qui est passionnant, c’est qu’à l’origine, en 1955 donc, quand Pierre Mendes France puis Edgar Faure "inventent" l’état d’urgence, vous allez l’entendre dans la bouche même de ce dernier, il est pensé comme quelque chose de "libéral"
    "Il est certain que dans des périodes de trouble, il faut pouvoir prendre des décisions plus rapides que ne le permettent l'organisation habituelle des règles administratives. je dois dire que personnellement j'aurais pu me contenter d'appliquer l'état de siège, si l'Assemblée manifestait une préférence pour ce système. Il nous a paru qu'en créant la législation de l'état d'urgence, nous allions dans un sens plus libéral et plus souple".

    Le contexte en mars 1955, c’est bien évidemment celui de la Guerre d’Algérie. Et pour en finir avec les maquis du FLN dans les Aurès, on considère qu’il faut un état d’exception. L’état de siège, qui aurait transféré de fait le pouvoir à l’armée, la gauche n’en voulait absolument pas. De plus, à l'époque, personne ne veut reconnaître que la guerre d’Algérie est précisément une guerre. Enfin, on pense encore que le FLN peut être rapidement vaincu.

    L’état d’urgence ne durera que 3 mois, progressivement étendu aux 3 départements que forme alors l’Algérie française.

    1958: l'état d'urgence sur le territoire métropolitain

    Trois ans plus tard, la décision prise par le gouvernement Pfmilin le 16 mai 1958 marque un tournant dans l’application de l’état d’urgence. Pierre Pfimlin:
    Dans la métropole même, des dangers apparaissent pour l'ordre public. Le gouvernement a décidé de déposer, dès demain matin un projet de loi instituant dans la métropole l'état d'urgence qui renforcera les pouvoirs de l'autorité constituée

    Pour la première fois, l’état d’urgence s’applique sur le territoire métropolitain. Trois jours plus tôt, les partisans de l’Algérie française ont acclamé le général de Gaulle et la crainte d’un coup d’Etat militaire est telle que la gauche, y compris les communistes votent cette fois-ci l’état d’urgence.
    Un état d'urgence qui ne durera qu’environ deux semaines, jusqu’à l’arrivée au pouvoir, légale bien sûr, du général de Gaulle.

    1961: l'état d'urgence sans passer

     par le Parlement

     
    Le Général de Gaulle qui va modifier profondément l’état d’urgence en donnant le droit au président de la république de le décréter sans  l’accord du Parlement (application vendredi soir avec la déclaration de François Hollande). Du moins pour une durée de 12 jours avant confirmation de l’Assemblée nationale.

    Le 23 avril 1961, deux jours après le putsch des généraux à Alger, le général de Gaulle prend la parole :

    "Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer partout la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire [...]
    Devant le malheur qui plane sur la patrie et la menace qui pèse sur la République, ayant pris l'avis officiel du Conseil constitutionnel, du Premier ministre, du président du Sénat, du président de l'Assemblée nationale, j'ai décidé de mettre en oeuvre l'article 16 de notre Constitution. A partir d'aujourd'hui, je prendrai, au besoin directement, les mesures qui paraîtront exigées par les circonstances".

    En s’appuyant sur l’article 16, nouveauté de la Constitution de 1958, le général de Gaulle va, sans passer par l’Assemblée, imposer l’état d’urgence en France d’avril 1961 et ce jusqu'à la fin de mai 1963 !
    L’état d’urgence décrété par François Hollande sur l’ensemble du territoire est une première depuis cette date, signe de l’extraordinaire importance du moment.

    23 avril 1961... Le jour où la radio sauva

     la République

    Durant la guerre d'Algérie, la circulation des informations entre conscrits joua un rôle aussi important que la propagande et la désinformation Pour imposer sa propagande et empêcher la circulation de certaines informations, le 18 octobre 1955, le gouverneur d'Algérie Jacques Soustelle interdit l'importation par l'Algérie de postes à piles ; cette décision avait principalement pour but de contrer l'impact et la propagation des émissions de la Voix de l'Algérie libre, station émettant depuis Le Caire et exhortant la population à soutenir le combat du FLN.

    A l'époque, le transistor semble faire peur au pouvoir... Pourtant il ne va pas tarder à devenir son allié. Preuve en sera faite six ans plus tard.

    Dimanche 23 avril 1961... 

    La question algérienne ne cesse de torturer les populations, jusqu'en métropole où, le matin, trois bombes ont éclaté, gare de Lyon, gare d'Austerlitz et à Orly. A 20 heures, de Gaulle prononce une allocution vibrante et sans équivoque qui s'achève par le pathétique mais très entendu "Françaises, Français, aidez-moi", et dont on retiendra les grandes lignes :

    - Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens -je dis : tous les moyens- soient employés partout pour barrer la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. J'interdis à tout Français, et d'abord à tout soldat, d'exécuter aucun de leurs ordres.

    Les propos s'adressent en premier lieu aux militaires cantonnés en Algérie 

    Or, en théorie, ils sont privés d'information : les putschistes, évidemment, ont censuré l'intervention du Général. Mais sur ordre du ministre de l'Information, le discours est diffusé et rediffusé sur les ondes d'Europe N°1, Radio Luxembourg, mais, surtout, de Radio Monte Carlo, la seule des trois qui puisse être captée au-delà de la Méditerranée. Grâce aux postes à transistor, qui prolifèrent dans les casernes depuis 1960, le contingent entend la voix de De Gaulle et choisit de lui rester fidèle ; ce qui n'empêchera pas la métropole, encore persuadée que les paras insurgés vont sauter sur Paris, de vivre une nuit d'angoisse. Les radios et la télévision ont décidé d'émettre sans interruption, pour tenir le peuple informé.

    Le Premier ministre Michel Debré prend la parole 

    Un peu avant minuit, il déclare : - "Des avions sont prêts à lancer ou à déposer des parachutistes sur divers aérodromes afin de préparer une prise du pouvoir. Dès que les sirènes retentiront, allez-y, à pied ou en voiture, convaincre des soldats trompés de leur lourde erreur". Au matin, aucune sirène n'a retenti, aucun parachutiste n'a sauté sur la capitale.

    Le transistor, ce soir-là, avait sauvé la République 

    Lorsque la formule apparaît dans une revue spécialisée (Radio Magazine), elle peut sembler partisane. Mieux vaut alors vérifier ses sources. Ce qui pouvait apparaître comme exagéré est une réalité : le ministre Robert Buron parla effectivement de "la victoire des transistors". Le Monde développe l'idée dans un article intitulé Le quarteron et les transistors :

    - "Un certain nombre d'unités restaient loyalistes (mais) le putsch avait bel et bien réussi en Algérie. Du moins, jusqu'au moment où de Gaulle rentra en scène. Le mot s'impose, quand on pense à ce discours télévisé du 23 avril : on vit l'artiste au sommet de son talent. (...) L'effet produit fut magistral. Cependant, les mots les plus meurtriers ne tuent pas une mouche s'ils ne sont pas entendus. Or, depuis le début de la guerre d'Algérie, une nouveauté s'était produite dans la sphère des communications : l'invention des transistors et la commercialisation des postes de radio portatifs. Tous les bidasses avaient entendu le discours si bien trempé. Pour le "quarteron de généraux en retraite", l'enjeu devenait de taille : il lui fallait garder l'appui des régiments. Aussi, sans tarder, les insurgés multiplièrent les cajoleries au contingent : on laisse partir les libérables, on parle d'une réduction du temps de service... Peine perdue : la voix de la France s'était fait entendre. Presque partout, les soldats et officiers du contingent refusent d'obtempérer aux ordres des insurgés".

    13 novembre 2015


    23 avril 1961

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    13 novembre 2015 : ces vies brisées d'innocentes victimes

     

    Ils étaient avocat ou musicien, barman ou ingénieur. Au Bataclan, à la terrasse d'un resto ou dans la rue, leur vie a été fauchée vendredi soir. 129 destins brisés.

    Voici le profil de quelques-unes des 129 victimes des attaques meurtrières de vendredi. Une liste terrible de destins brisés livrée par l'AFP

    - Nick Alexander, 36 ans, un Anglais de Colchester, vendait des produits à l'effigie du groupe Eagles of Death Metal lorsqu'il a été tué au Bataclan. « Nick est mort en faisant le travail qu'il aimait et nous sommes réconfortés de voir à quel point il était aimé par ses amis à travers le monde », a écrit sa famille dans un communiqué.

    - Jorge Alonso de Celada, un Espagnol de 59 ans, est mort sur l'une des terrasses de café visées par les terroristes.

    - Thomas Ayad, 32 ans, originaire d'Amiens, a été tué au Bataclan. Ce passionné de hockey sur gazon était producteur pour la maison de disques Mercury Music Group (Universal).

    - Halima Ben Khalifa Saadi, 34 ans. Cette jeune femme originaire de Menzel Bourguiba (Tunisie), près de Bizerte, vivait au Sénégal. Elle était à Paris pour fêter un anniversaire.

    - Hodda Ben Khalifa Saadi, 35 ans, sa grande soeur, vivait à Paris alors que sa famille est installée au Creusot (Saône-et-Loire). Elle était avec sa soeur à sa fête d'anniversaire.

    - Maxime Bouffard, 26 ans, originaire du Coux (Dordogne), est mort au Bataclan. Ce fêtard, amateur de rugby, habitait depuis quatre ans à Paris, où il réalisait des films.

    - Quentin Boulenger, 29 ans, mort au Bataclan. Cet habitant du XVIIe arrondissement était originaire de Reims.

    - Élodie Breuil, 23 ans, a été tuée au Bataclan où elle passait la soirée avec six amis. Elle étudiait le design à Paris, à l'École de Condé. Le 11 janvier, elle avait défilé avec sa mère place de la République, à Paris.

    - Ciprian Calciu, 32 ans, de nationalité roumaine, est mort au restaurant La Belle équipe, où il se trouvait avec sa compagne, Lacramioara Pop. Ils étaient parents d'un enfant âgé de 18 mois.

    - Nicolas Catinat, 37 ans, a été tué au Bataclan, alors qu'il se trouvait dans la fosse. Habitant à Domont, dans le Val-d'Oise, il a cherché à protéger ses amis en se plaçant en bouclier humain.

    - Nicolas Classeau, 40 ans, père de trois enfants âgés de 6, 11 et 15 ans, est tombé sous les balles au Bataclan, où il assistait au concert avec sa compagne, blessée. Guitariste amateur, cet habitant de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) était directeur de l'IUT de Marne-la-Vallée (Seinte-et-Marne).

    - Precilia Correia, 35 ans. Portugaise, elle était employée par la maison de disques Mercury Music. Elle est morte au Bataclan.

    - Guillaume Decherf, 43 ans, était un journaliste indépendant qui travaillait pour plusieurs titres et couvrait notamment la musique rock pour le magazine culturel Les Inrockuptibles. Il avait récemment écrit au sujet du nouvel album du groupe Eagles of Death Metal, qui se produisait au Bataclan le soir du massacre. Il était le père de deux filles.

    - Asta Diakite, cousine du joueur de l'équipe de France de football Lassana Diarra, qui était en train de jouer sur la pelouse du Stade de France lorsque les explosions ont eu lieu. Elle est morte alors qu'elle prenait un verre en terrasse avec une amie, elle aussi tombée sous les balles.

    - Manuel Colaco Dias, 63 ans, un Portugais fan de foot qui vivait depuis 45 ans à Paris, a péri alors qu'il se trouvait à l'extérieur du Stade de France.

    - Elsa Delplace, 35 ans, était venue au concert des Eagles of Death Metal avec sa mère et son fils de 5 ans. La fille et la mère, Patricia San Martin, 61 ans, ont été tuées, alors que le garçonnet a survécu.

    - Alban Denuit, 32 ans, plasticien bordelais diplômé des Beaux-Arts de Paris, est mort au Bataclan. Il avait obtenu cet été son doctorat en arts plastiques avec les félicitations du jury à l'unanimité, après une thèse entamée en 2009 à Bordeaux 3, où il enseignait.

    - Romain Didier, 32 ans, était rue de Charonne avec sa compagne, Lamia Mondeguer, lorsqu'ils se sont fait tous les deux abattre. Originaire de Sury-en-Vaux (Cher), il vivait à Paris, où il avait notamment été manager d'un bar dans le VIe arrondissement.

    - Elif Dogan, de nationalité belge. Installée depuis quatre mois dans la rue du Bataclan, elle est décédée au Bataclan sous les balles des terroristes, comme son compagnon Milko Jozic.

    - Fabrice Dubois, 46 ans, concepteur rédacteur chez Publicis conseil, se trouvait au milieu de la fosse du Bataclan lorsque les terroristes ont fait irruption. Il était venu au concert avec quelques amis. Marié, père de deux enfants de 11 et 13 ans, il était surnommé le « gentil géant » en raison de sa haute taille de 2m.

    - Thomas Duperron, 30 ans, un Parisien originaire d'Alençon s'occupait de la communication de la salle de concert parisienne La Maroquinerie. Spectateur du Bataclan, il est mort dimanche à l'hôpital de Percy-Clamart où il avait été transporté.

    - Mathias Dymarski, 22 ans, ingénieur travaux, originaire d'Ancy-sur-Moselle (Moselle). Ce fan du groupe Eagles of Death Metal, également passionné de skate et de BMX, participait au concert au Bataclan avec sa petite amie Marie Lausch et deux amis originaires de Metz. Leurs deux amis ont réussi à s'en sortir, pas eux.

    - Germain Ferey, 36 ans, originaire de Vienne-en-Bessin, dans le Calvados. Vivait à Paris et travaillait dans le milieu audiovisuel. Il était au Bataclan vendredi soir. « On a du mal à imaginer que ce soit possible », a confié à Ouest-France Rémi Françoise, le maire de Vienne en Bessin, où résident toujours ses parents.

    -Grégory Fosse, 28 ans, habitant de Gambais (Yvelines). Grégory était programmateur musical pour la chaîne D17. Un hommage lui sera rendu lundi, à l'initiative du conseil municipal de la commune de Gambais.

    - Juan Alberto González Garrido, ingénieur espagnol de 29 ans, travaillait pour EDF. Originaire de Grenade, en Andalousie, il vivait à Paris avec son épouse Angelina Reina, 33 ans. Présente à ses côtés au Bataclan vendredi soir, cette dernière a vu son époux tomber au sol avant de perdre sa trace, selon le quotidien El Pais.

    - Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans, ancienne collaboratrice du Figaro Madame, mère de deux enfants adoptés à Madagascar. Elle se trouvait en compagnie de plusieurs amis à la terrasse du restaurant La Belle Equipe au moment des attaques. Mariée au photographe Stéphane de Bourgies, qui a annoncé son décès sur Facebook, elle avait abandonné sa carrière de journaliste il y a un an pour se consacrer à une association humanitaire qu'elle avait créée en 2004.

    - Michelli Gil Jaimez, 27 ans, était originaire de l'Etat de Veracruz, au Mexique. Elle a été tuée au restaurant La Belle équipe.

    - Matthieu Giroud, 39 ans, géographe, originaire de Grenoble (Isère). Maître de conférences à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, spécialiste du phénomène de gentrification, ce père d'un petit garçon de trois ans était sorti vendredi soir avec des amis au Bataclan, où il a été tué. Il vivait à Paris avec son épouse, enceinte de leur deuxième enfant.

    - Cédric Gomet, 30 ans, originaire de Foucherans dans le Jura et résidant à Paris, se trouvait au Bataclan avec l'un de ses amis, Cédric, lui-même blessé par balles à la jambe au cours de l'assaut.

    - Nohemi Gonzalez, 23 ans, de nationalité mexicaine et américaine, se trouvait à la terrasse du Petit Cambodge en compagnie d'une amie. Etudiante en troisième année à l'université d'Etat de Long Beach en Californie, elle se trouvait à Paris dans le cadre d'un semestre d'échange universitaire à l'école de design Strate de Sèvres. Décrite par son petit ami comme « la plus douce des jeunes femmes », elle devait rentrer aux Etats-Unis le mois prochain.

    - Thierry Hardouin, 36 ans, sous-brigadier au dépôt de Bobigny, devait passer la soirée à Paris au restaurant la Belle Equipe, rue de Charonne, pour célébrer l'anniversaire de sa compagne. « Bon vivant », « homme joyeux et professionnel », « Thierry avait affaire au quotidien à des gens dangereux. On savait qu'il fallait toujours rester sur le qui-vive » confie un de ses proches au quotidien Le Parisien. Thierry Hardouin était père de deux enfants.

    - Pierre-Antoine Henry. Originaire de Chambéry, amateur de chant. Il est décédé dans la salle du Bataclan.

    - Mathieu Hoche, 38 ans, était technicien cadreur pour la chaîne télévisée France 24 depuis sa création en 2006, père d'un jeune enfant. Sur son profil Facebook, il avait annoncé le 24 août avoir acheté son ticket pour le concert au Bataclan. C'était « un garçon adorable, discret, bosseur, professionnel », selon le directeur de la chaîne Marc Saikali.

    - Djamila Houd, 41 ans, une Parisienne originaire de Dreux et mère d'une fillette de 8 ans, selon le journal L'Echo Republicain. Elle a été tuée sur la terrasse du restaurant La Belle Equipe, lors d'une soirée entre amis.

    - Mohamed Amine Ibnoumoubarak, marocain, était architecte encadrant à l'Ecole nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais. Il a été tué alors qu'il se trouvait au bar le Carillon en compagnie de sa femme, blessée.

    - Pierri Innocenti, 40 ans, le « restaurateur des stars » selon Le Parisien. Il était le propriétaire du restaurant italien Chez Livio à Neuilly-sur-Seine. Vendredi soir, il postait sur Facebook une photo du panneau du concert, ajoutant juste « Rock! ».

    - Milko Jozic, 47 ans, de nationalité belge. Ce père de famille habitait avec sa compagne Elif Dogan, elle aussi décédée, dans la rue du Bataclan où ils s'étaient installés il y a quatre mois.

    - Hyacinthe Koma, 37 ans. Serveur au restaurant Les Chics Types, dans le 19e arrondissement, il participait à une soirée d'anniversaire au restaurant La Belle Equipe rue de Charonne. « Il avait beaucoup d'amis », selon sa petite soeur Amy. L'un d'entre eux a lancé une cagnotte sur le site Leetchi pour aider sa famille à financer les obsèques.

    - Marie Lausch, 23 ans, originaire de Metz (Moselle). La jeune femme, diplômée de l'école de commerce de Reims, et qui venait de terminer une mission pour un groupe de cosmétiques, se trouvait dans la salle du Bataclan avec Mathias Dymarski, son compagnon depuis cinq ans. Lui aussi est décédé.

    - Guillaume Le Dramp, 33 ans, buvait un verre en terrasse au bar La Belle équipe lorsqu'il s'est fait abattre. Originaire de Cherbourg, il habitait Paris où il travaillait dans une brasserie. 

    - Christophe Lellouche, 33 ans, tué au Bataclan, était créateur de sites internet. Ce supporter de l'OM, guitariste et compositeur du groupe Oliver, était surtout « un fan de musique en général et de concerts en particulier », a indiqué à l'AFP l'un de ses proches.

    - Cédric Mauduit, 41 ans. Directeur de la modernisation du département du Calvados, en Normandie. Il avait deux jeunes enfants. Il a été tué au Bataclan alors qu'il assistait au concert avec des amis, dont une autre victime, David Perchirin. Son frère a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour faire venir les Rolling Stones ou David Bowie, des artistes qu'il admirait, à son enterrement.

    - Lamia Mondeguer a été tuée rue de Charonne alors qu'elle était avec son compagnon, Romain Didier. Elle travaillait pour l'agence artistique Noma Talents.

    - Fanny Minot, 29 ans, monteuse pour l'émission Le Supplément sur Canal + depuis plusieurs années. Elle est morte au Bataclan. « Une fan de rock », selon l'une de ses collègues jointe par l'AFP.

    - Marie Mosser, 24 ans, une passionnée de musique originaire de Nancy, s'était récemment installée à Paris. Décrite comme « pétillante » par ses proches, spécialiste en communication et marketing digital, elle travaillait pour un site internet people.

    - Yannick Minvielle, 39 ans, travaillait dans la publicité et chantait dans un groupe de rock. Il est mort au Bataclan.

    - Victor Muñoz, 25 ans, est mort à La Belle Équipe, rue de Charonne. Il était le fils d'un élu du XIe arrondissement.

    - Bertrand Navarret, 37 ans. Selon le journal La Dépêche du Midi, il avait grandi à Tarbes, où son père est notaire, et vivait à Capbreton, sur la côte landaise. Il était parti à Paris pour passer quelques jours dans la capitale et assister au concert au Bataclan.

    - David Perchirin, une quarantaine d'années. Après avoir été journaliste, il était devenu récemment professeur des écoles et enseignait depuis septembre 2014 en Seine-Saint-Denis. Il est mort au Bataclan aux côtés de son ami Cédric Mauduit, rencontré à Sciences Po Rennes. « Bons vivants, débordants d'énergie, enthousiastes indéfectibles, le ciment de leur amitié a toujours été leur passion du rock'n roll », selon l'hommage rendu par l'association des anciens élèves de l'établissement.

    - Aurélie de Peretti, 33 ans, une infographiste de formation reconvertie dans la restauration, se faisait une joie depuis des semaines d'assister au concert du Bataclan. La jeune femme, décrite comme lumineuse, a été tuée dans la salle de concert.

    - Manu Perez, 40 ans, directeur artistique chez Polydor. Ce père de famille a posté sur Facebook quelques minutes avant sa mort une vidéo prise dans la fosse du Bataclan, intitulée « Il y a ceux qui y sont et qui ne sont pas ». Sa mémoire a été saluée sur Twitter par plusieurs artistes dont il s'était occupé.

    - Lacramioara Pop, roumaine, a été abattue au restaurant La Belle équipe, où elle se trouvait avec son compagnon, Ciprian Calciu.

    - Caroline Prenat, 24 ans, est morte au Bataclan. Cette graphiste lyonnaise était diplômée des Arts appliqués de Lyon et de l'Ecole Condé de Nancy.

    - François-Xavier Prévost, 29 ans, mort au Bataclan. « L'amour de ma vie, à jamais », écrit sa compagne sur la page Facebook créée pour lui rendre hommage. Ce passionné de tennis, « toujours souriant, toujours la banane », travaillait dans la publicité à Lille.

    - Valentin Ribet, 26 ans, tué au Bataclan. Ce jeune avocat prometteur du barreau de Paris était diplômé de la London School of Economics, et a suivi des études à la Sorbonne. Spécialisé dans la criminalité en col blanc, Valentin était « un avocat talentueux, très aimé par ses collègues », a fait savoir son cabinet, la firme internationale Hogan Lovells.

    - Estelle Rouat, 25 ans, était enseignante d'anglais à Paris. Elle a grandi en Bretagne, à Concarneau. Elle est morte au Bataclan.

    - Kheireddine Sahbi, 29 ans, ce violoniste de nationalité algérienne. Surnommé « Didine », il rentrait chez lui vendredi après une soirée avec des amis lorsqu'il a été tué. Après des études de sciences, il s'était tourné vers la musique et étudiait depuis un an à Paris. « Il habitait un quartier périphérique d'Alger, où la situation était très tendue » et « avait survécu à dix ans de terrorisme », à témoigné à l'AFP un de ses cousins. Son corps devrait être rapatrié en Algérie.

    - Lola Salines, 28 ans, éditrice chez Gründ, est morte au Bataclan. Décrite comme « attentionnée, sensible, rigoureuse, branchée, enthousiaste », elle faisait également du roller derby sous le pseudo Josie Ozzbourne, dans l'équipe La boucherie de Paris.

    - Patricia San Martin, 61 ans, était la nièce de l'ambassadeur chilien au Mexique. Cette fonctionnaire à la mairie de Sevran (Seine-Saint-Denis) est tombée sous les balles des terroristes au Bataclan, ainsi que sa fille, Elsa Delplace.

    - Hugo Sarrade, 23 ans, débutait son weekend à Paris par ce concert au Bataclan, avant de rejoindre son père en région parisienne. Etudiant en intelligence artificielle à Montpellier, Hugo était persuadé que « l'obscurantisme est notre pire ennemi », selon son père, interrogé par le quotidien Midi Libre.

    - Madeleine S., 30 ans, qui vit à Paris, est morte au Bataclan. Décrite comme « vivante, aimante et curieuse » par ses proches à l'AFP, elle était enseignante de Lettres dans un collège de l'Essonne.

    - Valeria Solesin, 28 ans, est morte au Bataclan, après avoir été prise en otage avec son fiancé et deux proches. Cette Italienne originaire de Venise, doctorante en démographie, vivait depuis quatre ans à Paris. « Elle nous manquera et je pense, au vu de son parcours, qu'elle manquera aussi à l'Italie », a déclaré sa mère aux médias italiens. « Elle était le visage souriant et le cerveau brillant de la jeune communauté italienne à Paris », a témoigné un proche à l'AFP.

    - Ariane Theiller, 24 ans, était au Bataclan avec des amis lorsqu'elle a été abattue. Originaire du Nord, elle s'était installée à Paris où elle travaillait dans l'édition après des études de Lettres à Orléans et à Strasbourg.

    - Eric Thomé, photographe et graphiste parisien, âgé d'une quarantaine d'années, passionné de musique, est mort au Bataclan.

    - Olivier Vernadal, 44 ans, a été abattu au Bataclan. Agent des impôts à Paris, il était originaire de Ceyrat (Puy-de-Dôme).

    - Luis Felipe Zschoche Valle, 33 ans, chilien, habitait depuis huit ans avec sa femme à Paris, où il travaillait comme musicien, selon les autorités chiliennes.

    Portraits croisés de victimes des attaques à Paris

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  • Toute vérité n’est pas bonne à dire mais le Pape l’a dit alors nous aussi !!!

     

    Toute vérité n’est pas bonne à dire mais le Pape l’a dit alors, nous aussi !!!

     Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit  du 13 novembre 2015.

    À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert.

    Les nôtres.

    Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible.

     « Nous sommes en guerre » disent des dirigeants politiques… Nous devrions répondre « Vous êtes en guerre »

    Vous êtes en guerre, vous les dirigeants politiques des grandes nations… Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.

    Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis.

    Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies.

    Là-bas, et ici.

    Car la guerre n’a pas commencé hier soir. Et elle n’avait pas commencé en janvier lors des tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Elle avait commencé bien avant.
    Voilà près de 14 ans que la France est en guerre sans l’assumer.

    L’émotion, l’indignation et la douleur sont évidemment légitimes. Et les assassins qui ont bousillé des centaines de vies vendredi 13 novembre 2015, sont inexcusables.

    Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore parmi nous aujourd’hui.

    Nous vivons dans un monde en guerre. La Russie, la France et les États-Unis bombardent la Syrie. L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen. Les « opérations » françaises se poursuivent au Mali. Obama a annoncé que ses troupes ne quitteraient pas l’Afghanistan. 

    D’après le Haut Commissariat aux Réfugiés, il n’y a jamais eu autant de réfugiés et déplacés qu’aujourd’hui, et il n’y a aucune raison que les choses s’améliorent.

    Le bilan, à l’heure actuelle, est de 129 morts. 129 morts de trop.

    129 morts et 352 blessés qui risquent d’amplifier ce terrible compte macabre, c’est beaucoup. C’est effrayant.

    C’est presque autant que la moyenne quotidienne des morts en Syrie depuis mars 2011.

    Presque autant que la moyenne quotidienne, oui : 250.000 morts depuis mars 2011, ça fait presque 4500 morts par mois, soit près de 150 morts par jour.

    Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.  

    Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires : ventes d’armes en 2015, une année record pour la France.

    La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis.

    Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée.

    Le Pape lui-même vient de dénoncer « l’hypocrisie des puissants qui prônent la paix mais qui, en sous-main, vendent des armes en parallèle ».  SOURCE

    Il va falloir tenir bon.

    Toute réponse guerrière, sécuritaire, stigmatisante ou aveugle aux réalités économiques, politiques et sociales de la France de 2015 est non seulement condamnée à échouer mais, qui plus est, un pas supplémentaire vers de nouvelles tueries.

    Non. 14 ans de votre guerre n’ont apporté, aux quatre coins du monde, que toujours plus de violences, de tragédies, et de nouvelles guerres.  

    Si l’Iraq n’avait pas été rasé, Daech n’existerait pas.  

    Paul Valéry disait que « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ». 

    Il avait raison. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent… comme les victimes innocentes de ce vendredi noir du 13 novembre 2015.

    Toute vérité n’est pas bonne à dire mais le Pape l’a dit alors, nous aussi !!!

    Toute vérité n’est pas bonne à dire mais le Pape l’a dit alors, nous aussi !!!

    Ce dimanche 15 novembre 2015 à 19 h 50 et 20 h 25

    La France a bombardé massivement la ville syrienne de Raqqa, principal fief du groupe Etat islamique en Syrie, annonce le ministère de la Défense, dimanche 15 novembre. Ces frappes aériennes interviennent deux jours après les attentats qui ont fait au moins 132 morts à Paris, et qui ont été revendiqués par l'organisation jihadiste.

     

    Toute vérité n’est pas bonne à dire mais le Pape l’a dit alors, nous aussi !!!

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