• Inauguration d’une nouvelle rue

    du « 19 mars 1962 - cessez-le-feu en Algérie »

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    Le maire, Michel Dupuy, et son conseil municipal avaient invité porte-drapeaux, adhérents de la FNACA, autorités, personnalités, pompiers, associations, tous  présents auprès de Gérard Kieffer, vice-président délégué départemental de la FNACA et Roger Pouquet, vice-président départemental, responsable du secteur Isle-Loue-Auvézère du Périgord, pour inaugurer une nouvelle rue.

    Les deux représentants de la FNACA, au cours de leur allocution, se sont penchés sur la naissance de celle-ci à travers un rappel de ce qui allait devenir la guerre d’Algérie. Les anciens combattants, avec la complicité de la commune, continuent leur devoir de mémoire afin que l’histoire de cette guerre ne soit pas oubliée par les générations à venir.

    Ainsi, la commune rejoint la longue liste des onze communes qui ont déjà pris les délibérations dans ce sens. Depuis le cessez-le-feu, la Fnaca a toujours commémoré ce souvenir.

    DSCN6861_compressed.jpgAprès le dévoilement de la plaque, des gerbes ont été déposées devant le Monument aux morts.

    Cette cérémonie a marqué les esprits par la qualité et la dignité des interventions et le nombre de participants.

    Le cortège s’est ensuite dirigé vers Excideuil pour l’inauguration d’une stèle suivi d’un vin d’honneur offert par les deux municipalités.

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  • Les oubliés de la guerre d’Algérie

    A l’issue du scrutin présidentiel historique qui a tranché entre deux thèses :

    - d’un côté, la vue Frontiste d’une France du passé qui rappelle celle de Vichy et plus tard de l’O.A.S. des généraux de la guerre d’Algérie en rébellion contre la république, marquée  aujourd’hui par un repli identitaire avec le renoncement à l’Europe,

    -et de l’autre, par un projet d’une France réconciliée tournée vers l’avenir sans oublier les leçons du passé,

    qu’il me soit permis d’interpeler notre jeune président, Emmanuel Macron, à propos des sacrifices du contingent dans la guerre d’Algérie.

    Oui, la France de Vichy, celle dont Jacques Chirac Président a rappelé en 1995 toute la responsabilité dans la rafle du Vel d’Hiv en 1942 qui a permis aux forces de gendarmerie de livrer aux nazis 13 000 innocents. A ceux qui aujourd’hui encore falsifient l’Histoire en disqualifiant la portée mémorielle du geste de Jacques Chirac, il est bon de signifier que si pour Churchill la France était à Londres avec de Gaulle, pour les Américains, elle était à Vichy avec Pétain.

    A notre jeune Président de la République qui dans un discours de campagne à l’occasion de sa visite en Algérie a qualifié la guerre d’Algérie de crime contre l’humanité, je m’autorise à lui signifier mon incompréhension de ne pas avoir évoqué le sacrifice des jeunes appelés et rappelés qui à peine plus vieux de vingt ans ont laissé leur vie au combat pour une cause, l’Algérie Française, qui n’était pas la leur. Contrairement à la revendication de la France colonisatrice, les départements d’Algérie et des espaces sahariens n’étaient pas la France.

    Ils furent ainsi 30000 morts pour la France entre 1954 et 1962. Leur mémoire est conservée grâce encore au Président Jacques Chirac, ancien combattant en Algérie, au Mémorial National de la guerre d’Algérie, quai Branly à Paris. Ce monument inauguré le 5 décembre 2002, rend hommage aux 1,5 millions de jeunes appelés contraints de gré ou de force à servir en Algérie. Que notre jeune Président complète la résonnance qu’il a voulu donné de la responsabilité de la France en Algérie par l’évocation des souffrances subies par toute cette jeunesse qui pour la plupart avait connu une enfance marquée par les affres de l’Occupation pendant la seconde guerre mondiale.

    L’Algérie me fut chère car mon père est né à Alger et sans avoir combattu, j’ai servi entre 1961 et 1962 sur la base des essais nucléaires d’In Amguel-In Ekker dans le Hoggar.

    Louis Bulidon

    Source : https://blogs.mediapart.fr/louis-bulidon/blog/080517/les-oublies-de-la-guerre-d-algerie 

     

     

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  • Ce nom de rue n'existe plus à Béziers rayé de la carte par Ménard plus extrémiste

    que l'extrême droite

      Remplacé par celui-ci :

    Celui-ci n'existe plus à Beaucaire son maire se montre à la fois élève discipliné

    de Robert Ménard et subordonné des milieux nostalgériques :

    Remplacé par celui-ci :

    Mais attention, et là je m'adresse aux partisans de la commémoration

    du 19 Mars 1962, je viens de voir une grave pétition :

    Il est bien évident que si la France continue  à s'extrêmedroitiser ces débaptisations

    vont se multiplier

     

    Sur le 5 décembre

    Les hésitations longtemps entretenues à commémorer le cessez-le-feu de la guerre en Algérie semblaient être terminées le 6 décembre 2012 avec l’adoption par le Parlement de la date du 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu consécutif aux accords d’Evian signés la veille.

    C’était méconnaître le refus de certains de respecter la loi. Un refus jamais sanctionné ? Merci M. le Président du "changement c'est maintenant" Une loi qui heurte leur conception des rapports entre les peuples qui ne peuvent se faire, selon eux, que par la domination des plus forts sur les plus faibles, ce que sous-tend l’idéologie colonialiste.

    Aussi a-t-on vu, en divers endroits, c’est notamment le cas à Béziers, Beaucaire, Nice et à Perpignan, et dans une vingtaine d'autres villes, des maires refuser de participer aux cérémonies du 19 mars. Comme la journée du 5 décembre n’est pas abolie elle sert de position de repli aux nostalgériques... Ce sera donc le cas demain 5 décembre 2015.

    A quoi correspond le 5 décembre ? A rien de remarquable sinon à l’inauguration du monument du quai de Branly à Paris qui porte les noms des victimes françaises de la guerre d’Algérie et de l’obstination de ceux qui ont refusé la paix.

    Il aurait fallu en finir avec le 5 décembre et le gouvernement n’est pas sur une bonne voie qui cède aux partisans de l’Algérie française en le maintenant. C’est malheureusement ce qu’il fait en organisant encore en 2015 une cérémonie au quai Branly.

    Le jugement de l’Histoire est clair, la guerre d’Algérie a constitué un épisode dans lequel la France n’avait pas le beau rôle ! Il a occasionné suffisamment d’injustices et de souffrances pour qu’on en commémore la fin. On ne gagne rien à pactiser avec les idées d’extrême droite !

     

     

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  • Marine le Pen a changé : elle est pire qu’avant !

    En venant à Nîmes soutenir son compagnon, Louis Aliot, tête de liste du Front National en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Marine Le Pen a repris le style de papa, que l’on croyait abandonné.

    Face aux djihadistes, «nous n'avons pas d'autre choix que de gagner cette guerre. Si nous échouons, le totalitarisme islamiste prendra le pouvoir dans notre pays, comme il l'a pris en Libye avec l'aide de Nicolas Sarkozy, comme il tente de le prendre en Syrie, en Egypte, en Tunisie», a lancé Marine Le Pen à la tribune. Et, histoire d’attirer les applaudissements (en particulier de Robert Ménard et de Gilbert Collard) et d’effrayer le peuple : «la charia remplacera notre Constitution, l'islam radical se substituera à nos lois, la burqa sera imposée à toutes les femmes, nos bâtiments détruits, la musique prohibée, l'épuration religieuse avec son cortège d'horreurs.» 

    Marine le Pen a changé : elle est pire qu’avant !

    marine-le-pen-avant 

    Tout cela sent bon son pétainisme. En fait on est passé de l’antisémitisme de papa à l’anti-islamisme de sa fille. Et on se demandait pourquoi elle avait viré son père ; tout simplement pour faire comme lui. Marine Le Pen a changé, elle ne lave plus blanc, elle est pire qu’avant !

    Christian Gallo - © Le Ficanas ®

     

    Marine le Pen a changé : elle est pire qu’avant !

    Oui c’est le bruit des bottes, Jean Ferrat l’a si bien chanté

    "L'histoire se répète inlassablement Jean, tu pourrais rajouter aujourd'hui beaucoup d'autres couplets. Quand pourrons-nous vivre libre et en paix ? c'est une utopie ? Pour le moment restons éveillés et vigilants".

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  • En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    En Paca les vrais Républicains

    auront à choisir entre «la peste

    et le choléra»

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    Régionales 2015. En PACA, les clins d'oeil aux pieds-noirs

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    La candidate du FN en PACA, Marion Maréchal-Le Pen, aux côtés de son rival des Républicains Christian Estrosi, lors d'un débat à Marseille le 21 octobre 2015. AFP PHOTO / BORIS HORV

    Alors qu'ils sont au coude à coude dans les sondages, Christian Estosi et Marion Maréchal-Le Pen vont devoir se disputer les suffrages des rapatriés d'Afrique du Nord qui représentent près de 14% du corps électoral dans le Sud-Est.

    La proposition est discrètement insérée au chapitre "image de la région". Dans son programme pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Christian Estrosi soutient "la construction d'un conservatoire national de la mémoire des Français d'Afrique du Nord" ainsi que la "rénovation de cimetières français en Afrique du Nord". Si le candidat des Républicains (LR) ne précise pas en quoi ces chantiers seraient bons pour l'"image de la région", il semble considérer au moins qu'ils sont bons pour sa propre image auprès de ces "Français d'Afrique du Nord". Un terme neutre pour désigner ceux que l'on appelle plus communément les "pieds-noirs". Cinquante-trois ans après l'indépendance de l'Algérie, les voilà encore au coeur des appétits politiques. 

    Des actions en faveur des pieds-noirs à Nice

    A la course à la présidence de région, les suffrages pieds-noirs s'avèrent logiquement recherchés. Dans les différents camps, on nie s'adresser spécifiquement à eux mais on reconnaît l'importance de leur poids. "Le devoir de mémoire est un élément important de la campagne", concède l'équipe de Christian Estrosi. Le député-maire de Nice "y est attentif depuis longtemps". Et ses proches de lister l'ensemble des initiatives prises depuis la conquête de la mairie en 2008: tenue du Festival des deux rives, dédié "aux pieds-noirs et harkis", chaque début d'été ; érection en 2012 d'un monument qui rend hommage aux "Français d'Afrique" sur la promenade des Anglais; refus de célébrer le 19 mars 1962, journée de commémoration officielle de la fin de la guerre d'Algérie, rejetée par les associations pieds-noirs...  

     

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    REUTERS/Eric Gaillard

     "Sa relation s'inscrit dans la durée et perdurera durant toute la campagne", glisse l'entourage de Christian Estrosi qui n'oublie pas de signaler la présence sur la liste des Alpes-Maritimes en numéro six d'Agnès Rampal, une adjointe au maire de Nice, "influente dans la communauté pied-noir". "Elle n'a pas été choisie pour cela", prend-on soin de préciser. "Mais le fait qu'elle le soit est un atout..." Autre nom familier des rapatriés: celui de la sénatrice Sophie Joissains, numéro deux dans les Bouches-du-Rhône et fille d'Alain Joissains, ancien maire d'Aix-en-Provence, notoirement proche des partisans de l'Algérie française. 

    "Il faut bouffer de la soubressade!"

    Le Front national n'est pas en reste. Thibaut de la Tocnaye, numéro deux dans le Vaucluse, juste derrière Marion Maréchal-Le Pen, n'est-il pas le fils d'Alain de la Tocnaye, ancien de l'OAS, impliqué dans l'attentat du Petit-Clamart contre le général De Gaulle? Le jeune Franck Allisio, qui a quitté Les Républicains pour prendre la tête de liste FN dans les Bouches-du-Rhône, est, lui, petit-fils de rapatrié de Tunisie. Au Front national, on assure qu'aucun geste clientéliste en direction des pieds-noirs ne sera fait durant la campagne régionale. Pas la peine. Leur parler, "c'est l'ADN du Front", assure l'entourage de Marion Maréchal-Le Pen. 

    Depuis qu'elle a été élue députée du Vaucluse en 2012, "elle se rend régulièrement dans des réunions associatives de rapatriés, assiste à des dépôts de gerbe..." "On lui a organisé des kemias", ces apéros typiquement pieds-noirs, glisse un membre important de son équipe. "Marion a un avantage: son nom de famille. Ça lui donne une crédibilité. Il faut voir comment les anciens comptent sur celle qu'ils appellent 'la petite' pour transmettre leur mémoire, poursuit ce proche. Elle a un rapport charnel avec eux qu'Estrosi n'a pas. Il a pourtant fait le maximum pour aider cette communauté mais ça ne marche pas. Avec les pieds-noirs, il faut cultiver l'amitié, il faut bouffer de la soubressade!" Ou, plus simplement, comme l'a fait Marion Maréchal-Le Pen en juin 2013, rappeler qu'elle n'irait "pas fleurir la tombe de De Gaulle", celui-ci ayant réalisé "de bonnes choses et des choses plus critiquables, notamment sur la guerre d'Algérie". 

    Le poids de l'antigaullisme moins évident

    Car, durant des décennies, les pieds-noirs se sont singularisés par un fervent antigaullisme. "Ça s'est longtemps traduit par une droite non-gaulliste en PACA, comme Jacques Médecin à Nice, Hubert Falco à Toulon ou Jean-Claude Gaudin à Marseille [issus du Parti Républicain et de l'UDF]...", décrypte un cadre régional de droite. "C'est moins vrai aujourd'hui, nuance Emmanuelle Comtat. Jacques Chirac, qui a 'fait l'Algérie', a beaucoup oeuvré pour réconcilier l'UMP avec les pieds-noirs, notamment avec des lois mémorielles." Le jeu électoral en est donc d'autant plus ouvert. "On voit plus de politiques à nos cérémonies six mois avant les élections que d'habitude", confirme Evelyne Joyaux qui dirige le Cercle Algérianiste d'Aix-en-Provence. Dans cette ville des Bouches-du-Rhône, Joseph Perez, le président du Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA), assure avoir été "approché il y a quelques semaines par la liste Estrosi". C'est en effet lui qui porte le projet de conservatoire national de la mémoire qui figure désormais dans le programme du candidat des Républicains. "J'imagine que je serai sollicité par d'autres listes...", pronostique-t-il. 

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    afp.com/Boris Horvat

     

    "Nous avons toujours considéré qu'il ne fallait pas faire de politique. Mais nous arrivons au bout de nos vies et pour la première fois, nous allons être obligés de prendre une position politique cinglante", met en garde Gabriel Mène, président de l'Union syndicale de défense des intérêts des français repliés d'Algérie (USDIFRA), basée dans le Var et qui se réunira mi-novembre à Arles. En cause: des revendications décennales non-satisfaites sur l'indemnisation des rapatriés. Mais surtout le transfert en 2014 des attributions de la mission interministérielle aux rapatriés à l'Office national des anciens combattants. "D'une question financière, nous glissons vers une question mémorielle", regrette, amer, Gabriel Mène qui se voit déjà rangé par le gouvernement au rayon Archives de l'Histoire de France. "Je m'inscris en faux par rapport à l'affirmation selon laquelle une majorité de pieds-noirs voteraient FN. Mais ça va finir par devenir vrai, il va y avoir des votes sanction." 

    La crise des migrants au coeur de la campagne

    "Il faut distinguer pieds-noirs et associations de pieds-noirs", précise Emmanuelle Comtat selon laquelle seuls 15 à 20% participeraient à la galaxie associative des rapatriés. "Au-delà des seules revendications, le discours des petits contre les grands fonctionne culturellement chez les pieds-noirs, une population issue de la petite classe moyenne", observe une figure de la droite régionale passée, comme de nombreux autres, au FN. "De par leur déracinement, les pieds-noirs tiennent des discours plus musclés, plus bonapartistes. Et puis, dans leur inconscient, les migrants qu'ils voient débarquer sur la Côte d'Azur sont ceux qui les ont foutus à la porte dans les années 60..." "Lorsqu'on entend les médias dire que l'on peut accueillir les migrants de Syrie sur le mode 'on a bien reçu les rapatriés d'Algérie dans les années 60', ça provoque de la surprise et de la colère", confirme Evelyne Joyaux. "Les Français d'Algérie ont été élevés dans la culture et l'âme françaises et on les compare à des personnes de cultures étrangères. Ca rouvre des blessures..." Pas sûr que les candidats aux régionales aient à coeur de les cicatriser.

     

     SOURCE : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/regionales-2015-en-paca-les-clins-d-oeil-aux-pieds-noirs_1741485.html

     

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    Monsieur le Président du "changement c'est maintenant" pourquoi n'avez-vous jamais sanctionné ce maire "hors-la-loi" comme une vingtaine d'autres maires ?


    Pas de commémoration le 19 mars à Nice ? par France3Nice

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    Rappelons-nous aussi de cet article

    du 25 avril 2011

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

     

    En Paca les vrais Républicains auron à choisir entre la «la peste et le choléra»

    SOURCE : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4427 

    Nice : le maire et le préfet laissent célébrer le putsch

    du 21avril 1961

     

    En dépit des nombreuses protestations qu’il a suscitées, un rassemblement a pu se tenir à Nice, samedi 23 avril 2011, dans le jardin Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom de Roger Degueldre, chef des commandos delta de l’OAS. Il s’agissait de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961.

    Après le succès de la rencontre organisée le 20 avril dernier par le collectif qui s’est constitué autour de la section de Nice de la LDH, cet épisode montre le travail de vérité qu’il reste à faire pour que la guerre d’Algérie soit considérée pour ce qu’elle a été. L’aspect guerre coloniale–guerre d’indépendance de ce conflit, dont le cinquantenaire de la fin sera célébré l’an prochain, doit être reconnu. Tout en rendant hommage aux victimes, la section de Nice de la Ligue des droits de l’Homme, envisage l’organisation en 2012 d’une rencontre permettant de développer une réflexion sur les séquelles aujourd’hui de ce conflit colonial, dans le respect de la vérité historique.

     

    Communiqué de la section de Nice de la LDH

    dimanche 24 avril 2011

    Avec l’aval du maire Christian Estrosi,
    un hommage au putsch d’Alger a eu lieu à Nice

    En dépit des multiples protestations provoquées par l’annonce par certaines associations proches de l’extrême droite de leur intention de célébrer le soulèvement contre la République des généraux à Alger en avril 1961, un tel rassemblement a eu lieu à Nice samedi 23 avril, dans le jardin Alsace-Lorraine, devant le monument où est gravé le nom du chef des tueurs de l’OAS Roger Degueldre “symbole de l’Algérie française".

    Malgré le succès de la réunion organisée par la section de Nice de la LDH le 20 avril [*], avec le soutien de nombreuses associations :

    Les Alternatifs,
    Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons,
    Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS
    Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis
    Association des Amis de la Démocratie,
    ACR, ADN, Attac, CGT, FASE,
    Association des Anciens Appelés en Algérie Contre la Guerre
    Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie Maroc et Tunisie
    Grand Orient de France,
    LDH, MRAP, Nicea, NPA, Parti de Gauche, PCF, SUD-PTT, ADLPF,UFAL,Vie & partages,

    malgré le rassemblement de protestation qui a eu lieu sur place le 22 avril, des personnes ont pu se livrer à un éloge public de cette insurrection contre les institutions républicaines.

    Le préfet a fait mine de considérer ce rassemblement comme illégal tout en ne faisant rien pour l’empêcher.
    Le maire, qui avait accepté de fermer les grilles du jardin à la demande d’élus scandalisés, les a fait rouvrir afin de permettre au rassemblement de s’y dérouler.

    Cela suscite l’indignation de tous les citoyens attachés aux valeurs de la République.
    Ils ne comptent pas en rester là et vont poursuivre leurs efforts pour dire la vérité sur la colonisation ainsi que sur la barbarie de l’OAS qui a marqué ses derniers moments.

    D’ores et déjà, la section de Nice de la Ligue des droits de l’Homme, en lien avec toutes les associations républicaines, prépare une rencontre sur le thème de la reconnaissance des réalités de cette période de notre histoire et de la réflexion sur ses conséquences aujourd’hui. Pour en finir avec la répétition des mythes et l’instrumentalisation des douleurs.

    [*] La rencontre s’est déroulée mercredi 20 avril à 18h30, à l’Hôtel Splendid, 50 boulevard Victor Hugo, à Nice. Le site internet de la LDH de Toulon rend compte de cette réunion de protestation ainsi que des autres réactions citoyennes.

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    Communistes, altermondialistes et associatifs se sont rassemblés hier pour s’insurger contre la commémoration (photo F. Lec)

    Une contre-manifestation

    Hier [22 avril], des opposants à cette commémoration se sont regroupés devant la stèle. Avec ce slogan en lettres noires sur une immense banderole : « Non à la réhabilitation de la colonisation et de l’OAS ».

    Venus dénoncer « des amalgames inacceptables », élus et militants communistes, altermondialistes ou associatifs ont occupé le terrain en silence pendant quelques minutes. « Pour marquer notre désapprobation face à cette tentative de révision de l’Histoire », a expliqué l’alternatif Bruno della Sudda. « Et pour que Nice ne soit pas demain la capitale des nostalgiques de l’OAS », ont ajouté Denise Vanel, de la Ligue des droits de l’Homme, et Cécile Dumas, du PCF.

    Parmi les manifestants, Modeste Alcaraz, de l’Association nationale des pieds-noirs progressistes : « Notre but n’est pas d’effacer le passé. Mais prôner aujourd’hui la colonisation et l’Algérie française, c’est aller à l’encontre de l’Histoire. »

    E. Lec, Nice-Matin, 23 avril 2011

     

    La palinodie des autorités

    Selon Nice-Matin, le préfet des Alpes-Maritimes avait déclaré illicite le rassemblement prévu le 23 avril pour commémorer les cinquante ans du putsch d’Alger :

      nice matin 23avril-b0fd1-copie-1

    Nice-matin, le 23 avril 2011

    En dépit de l’interdiction préfectorale, les organisateurs de cet hommage au putsch ont maintenu leur commémoration. Samedi matin à 10h30, l’accès au jardin d’Alsace-Lorraine était fermé. Mais, vers 11h15, le préfet a fini par autoriser la cérémonie. Les nostalgiques de l’Algérie française ont pu déposer leurs gerbes au pied du monument érigé aux « martyrs de l’Algérie française » et entonner Le Chant des Africains en hommage aux officiers putschistes.

      nice matin 24avril-f932a

    Nice-matin, le 24 avril 2011

    Toujours d’après Nice-Matin, l’hommage s’est poursuivi l’après-midi par une table-ronde animée, entre autres, par Pierre Descaves, à l’origine de la naissance de l’OAS en métropole, l’écrivain Roger Holeindre – un ancien de l’OAS avant d’être un des fondateurs du Front national –, le Dr Jean-Claude Pérez, adjoint de Raoul Salan [1].

    Notes

    [1] D’après Nice-matin du 24 avril 2011.

     

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